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TOUTES LES RAISONS DE CROIRE
Témoignages de rencontres avec le Christ
n°187

France

XXIe siècle

Le verset de la Bible qui a converti Élie

Élie, d’origine algérienne, a été éduqué dans la foi chrétienne mais s’est éloigné de la religion à l’adolescence. Son comportement se dégrade, il commet notamment des vols. Entouré d’amis musulmans et en quête identitaire, il se rapproche de l’islam. Mais une série d’événements inexpliqués le conduit à réexaminer sa foi. Il accepte finalement Jésus-Christ dans sa vie, approfondit la foi chrétienne et se fait baptiser. Une transformation profonde et sincère de son être peut alors être constatée. L’histoire d’Élie reflète son cheminement spirituel, entre la foi chrétienne et l’islam, puis le développement d’une relation personnelle avec Jésus-Christ, qui a radicalement transformé sa vie.

© Shutterstock /New Africa
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Les raisons d'y croire :

  • Un verset spécifique de la Bible (Mt 6,33) surgit aux yeux d’Élie à de très nombreuses reprises, de différentes façons, et sans qu’il l’ait souhaité. Ce ne peut être une simple coïncidence, et cela mène nécessairement à s’interroger sur la réalité d’une force surnaturelle guidant ses pas. Élie ne souhaite tout d’abord pas se rapprocher du Dieu chrétien, et il est porté à ignorer ce signe, pourtant fort.
  • Ce premier signe est suivi d’un autre fait remarquable : pendant la même période, les prières de la grand-mère d’Élie, très pieuse, sont exaucées à plusieurs reprises – notamment pour demander la guérison d’un oncle. Or, elle s’adresse au Christ !
  • À ce stade, l’appel de Dieu est si fort qu’Élie ne plus le nier. Ses réticences sont balayées, et Élie se convertit au christianisme.
  • Alors que l’islam n’a pas permis une réelle « transformation du cœur » – car Élie continue pendant cette période à mal se comporter –, sa conversion au christianisme déclenche un véritable changement de mode de vie. Cela prouve l’authenticité de sa démarche et montre la puissance de la foi en action.

Synthèse :

Je m’appelle Élie. Je suis né en France dans une famille chrétienne d’origine algérienne. Mes deux parents étaient musulmans et se sont convertis au christianisme avant de se rencontrer. Ma famille était donc pour partie musulmane, pour partie chrétienne, avec certaines personnes athées. J’ai grandi en fréquentant une église évangélique, à laquelle j’allais tous les dimanches. Mes parents m’ont enseigné leur foi chrétienne. J’ai donc toujours su que Dieu existait.

Mais, à l’adolescence, je me suis éloigné de la religion et des enseignements que mes parents m’avaient transmis. J’ai commencé à suivre une mauvaise voie, en volant et en fumant la chicha. Vers mes quinze ans, comme mes amis étaient pour la plupart musulmans, je me suis interrogé sur l’islam. J’ai découvert les vidéos et les débats d’Ahmed Deedat et Zakir Naik. À ce moment, l’islam m’a paru être logique : il disait qu’il y avait des erreurs dans la Bible. J’étais dans une grande confusion, et je n’arrivais plus à comprendre pourquoi Dieu aurait dû s’incarner en Jésus, lui qui est tellement grand. Influencé par une recherche identitaire, j’ai décidé de me convertir à l’islam. Je priais régulièrement à la mosquée, j’allais à la prière du Joumou’a (prière du vendredi), je jeûnais pour le mois de ramadan, etc.

J’avais décidé de suivre l’islam car j’avais le désir de changer pour faire le bien, et j’espérais que l’islam allait m’aider dans cette démarche. Mais mon cœur est demeuré le même : je continuais par exemple à voler et à fréquenter les bars à chicha, dans lesquels je passais des nuits entières. Durant cette période, j’ai fréquenté des individus peu recommandables. Ce mode de vie, si loin de mes idéaux, a fini par enfouir mon désir de devenir meilleur. Je n’étais plus véritablement en recherche. Cette période a duré environ quatre ans, puis une série de trois événements providentiels m’a remis sur le bon chemin.

D’abord, je suis tombé accidentellement sur un verset de la Bible : « Cherchez premièrement le Royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus » (Mt 6,33). Ce qui était très perturbant, c’est que je n’étais pas en train de chercher dans la Bible. Pourtant, je voyais cette phrase tous les jours, parfois plusieurs fois par jour : sur les réseaux sociaux, dans mes mails, dans la rue… C’était comme du harcèlement. À la rigueur, j’étais d’accord pour recommencer à chercher Dieu, mais, le problème, c’est que ce verset venait de la Bible. Or, je ne souhaitais pas chercher de ce côté.

Durant cette période, j’avais régulièrement ma grand-mère paternelle au téléphone. Elle est chrétienne. Lorsque je lui parlais des difficultés de mon quotidien, elle me répondait : « Voilà un sujet de prière. » Le problème que je lui avais partagé était alors toujours résolu le lendemain. Je ne pouvais m’empêcher de trouver sa prière particulièrement efficace. Était-ce parce qu’elle s’adressait au « bon » Dieu ? Je me remettais en question.

Enfin, j’ai vu la puissance de la prière de manière indiscutable à travers la guérison miraculeuse d’un de mes oncles : il était condamné par la médecine, mais son cancer a disparu après une chaîne de prière réalisée par ma famille chrétienne.

Je me suis alors rendu compte que je ne marchais pas avec Dieu. J’ai compris à quel point j’étais pécheur et je savais que, si je mourais à ce moment-là, j’irais en enfer : cela aurait été juste et je méritais d’être condamné pour ma vie. À ce moment-là, les enseignements que j’avais entendus il y a plus de dix ans me sont revenus. J’ai compris que Jésus était bien mort sur une croix pour moi et, par-dessus tout, que j’en avais besoin. J’ai demandé pardon à Dieu pour mes péchés et j’ai accepté Jésus dans ma vie. Après ce long temps de prière, une paix indescriptible est venue dans mon cœur et une sensation de légèreté m’a envahi. Le lendemain, j’étais quelqu’un de changé : mon cœur avait véritablement changé. Notamment, j’avais été délivré d’addictions : je n’avais plus la moindre envie de fumer la chicha, et j’en étais même dégoûté.

Après cette soirée, j’étais convaincu que Jésus était Dieu, mais j’avais encore les raisonnements et les incohérences qui m’avaient fait entrer l’islam en tête. J’ai découvert Nabeel Qureshi, qui m’a beaucoup aidé dans mes recherches pour faire le tri et comprendre le christianisme et l’islam. J’ai également rencontré un pasteur, à qui j’ai pu poser mes questions. Il a su répondre à presque tous mes questionnements, et, quand il n’avait pas de réponse, il effectuait des recherches pour me les donner plus tard.

J’ai rapidement voulu me faire baptiser pour m’engager pleinement avec Dieu. J’ai vu Dieu continuer d’agir dans ma vie, me diriger dans mes études et dans mon travail. Là où l’islam m’avait changé en apparence, il venait de changer mon cœur en vérité. Ma repentance devant Dieu m’a conduit à demander pardon à certaines personnes, à restituer dans la mesure du possible ce que j’avais dérobé. J’ai compris le sens de ce verset : « Jésus disait : "Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur, ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures" » (Mt 23,27). Jésus seul avait pu véritablement changer mon cœur.

D’après le témoignage d’Élie.


Au-delà des raisons d'y croire :

Ce récit illustre la Bible comme parole vivante, parole de vie : « Elle est vivante, la parole de Dieu » (He 4,12).


Aller plus loin :

Sur le site Catéchèse et Catéchuménat, de la Conférence des évêques de France, l’article « Elle est vivante la parole de Dieu ! ».


En savoir plus :

  • L’article de Christophe Raimbault, « Laisser la Parole de Dieu faire son travail, un défi pour le lecteur des Écritures », dans Revue Lumen Vitae 2017/4 (Volume LXXII), pages 371 à 382, disponible en ligne.
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