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TOUTES LES RAISONS DE CROIRE
L'Eglise
n°4

Depuis près de 2000 ans

L'Église catholique et son magistère existent depuis près de 2000 ans

Le magistère permanent de l’Eglise catholique a influencé le monde entier pendant 2000 ans. Sa permanence et sa continuité avec le passé est la garantie merveilleuse de la cohérence de la foi catholique à travers les âges.

La Pentecôte. © Getty Images
La Pentecôte. © Getty Images

Les raisons d'y croire :

  • La permanence du magistère de l’Eglise est une chose absolument unique parmi les religions sur terre.
  • Aucune autre religion majeure ne prétend pouvoir enseigner infailliblement la vérité en matière de doctrinale. 
  • Aucune autre religion majeure n’a réussi à produire une synthèse aussi systématique et cohérente de sa foi (comme un catéchisme).
  • Comme l’a bien exprimé le Cardinal Newman, le concept de Révélation suppose le concept de Magistère car sans Magistère, la Révélation se perd et se disloque forcément rapidement.

Synthèse :

Un point important de notre foi souvent oublié chez nos contemporains est l’importance de l’Eglise, en tant qu’institution divine. En effet, si une vraie religion existe, alors on devrait s’attendre à ce que Dieu ait mit en place les moyens pour que celle-ci puisse préserver l’intégrité de sa foi à travers les âges sans en changer la substance. Or, pour cela, il faut nécessairement que la religion en question soit pourvue d’une autorité externe donnée par Dieu lui-même afin d’enseigner aux fidèles la vérité en matière de foi. Etant donné que le texte religieux révélé (comme la Bible par exemple) peut s’interpréter de diverses manières, il faut nécessairement postuler l’existence d’une autorité externe qui puisse venir trancher le vrai du faux dans les débats théologiques d’interprétation des textes sur les questions importantes.

Une telle autorité existe dans l’Eglise catholique ! Et c’est précisément cela qui la distingue des autres religions : la permanence d’un magistère infaillible. En effet, Jésus ne nous a pas laissé un livre en disant : « Lisez ceci et débrouillez-vous. » Non. Il a voulu fonder une Église sur ses apôtres en leur promettant de leur envoyer l’Esprit Saint pour les guider dans leur mission et garder son Église dans la vérité : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le Consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir » (Jn 16, 12-13).

Ajoutons que Jésus a voulu que son Église soit une – « Que tous soient un » (Jn 17, 21) – et qu’elle subsiste à travers les temps : « Je suis avec vous jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20). Mais comment l’Église pourrait-elle prétendre être une, si tous ses membres professent une doctrine différente ? En effet, si chacun fonde le contenu de sa foi en interprétant l’Écriture à sa guise, on aboutit inéluctablement à une division doctrinale. Pourtant, l’Épître aux Éphésiens nous rappelle bien qu’il n’y a qu’« une seule foi » (Ep 4, 5). Ainsi, l’Église fondée par Jésus doit pouvoir enseigner infailliblement la vérité par l’intervention constante de l’Esprit Saint, car elle est la « colonne et le fondement de la vérité » (1 Tm 3, 15)1. C’est d’ailleurs grâce à elle que les premiers conciles (Nicée, Constantinople, Éphèse, Chalcédoine, etc.) ont pu trancher les questions fondamentales liées à la foi sur la nature du Christ.

Au contraire, le protestantisme, qui rejette toute autorité infaillible en dehors de la Bible, est complètement divisé de l’intérieur. Il admet de nombreuses dénominations souvent contradictoires, portant sur certaines doctrines très importantes. Les protestants qui disent se baser sur l’Écriture seule pour fonder leur doctrine sont incapables de s’accorder sur des sujets essentiels qui touchent aux sacrements, à la sotériologie (théologie du salut), à l’ecclésiologie (théologie de la nature de l’Église), à la régénération baptismale, à la prédestination, à la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie, ou encore à la possibilité de perdre le salut après la conversion. Ces sujets fondamentaux font l’objet d’immenses divisions entre les calvinistes, les baptistes, les luthériens, les pentecôtistes, etc. Pourtant, chacun prétend se fonder sur la Bible seule !

Que peut-on en conclure ? Eh bien, tout simplement que l’Écriture n’est pas toujours facile à comprendre et qu’elle peut être soumise à des interprétations diverses, si l’on se sert uniquement de sa liberté de penser pour trancher entre le vrai et le faux. Résultat : il n’y a plus d’unité doctrinale entre les Églises protestantes. Tout ceci est évidemment incompatible l’unité de l’Eglise que le Christ a voulu. Il fallait donc nécessairement un garant du dépôt de la foi, afin de la transmettre de manière intacte à travers les siècles. Ce garant, c’est tout simplement le magistère de l’Eglise.

C’est pourquoi l’existence d’un magistère officiel cohérent est un signe de la vérité de la foi catholique. La permanence de ce magistère à travers les âges montre que l’Eglise ne se laisse pas balloter à droite à gauche par les idées du monde. Et c’est précisément ce à quoi on s’attendrait si le catholicisme était vrai.

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Saint Paul parle encore de « l’Église, glorieuse, sans tache, sans ride, ni rien de semblable, [mais] sainte et immaculée » (Ep 5, 27). Tout cela est complètement inconciliable avec l’erreur et implique logiquement que l’Église doit être préservée dans ses enseignements doctrinaux.

Matthieu Lavagna


Au-delà des raisons d'y croire :

Le magistère permet de nous donner une interprétation authentique et harmonieuse des écritures et de garantir l’unité de l’Eglise.


Aller plus loin :

Cardinal John Henry Newman, Un essai sur le développement de la doctrine, 1845 https://www.decitre.fr/livres/essai-sur-le-developpement-de-la-doctrine-chretienne-9782940402007.html.


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