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TOUTES LES RAISONS DE CROIRE
Les saints
n°306

Italie

1270 – 1317

L’absolue confiance en Dieu de sainte Agnès de Montepulciano

Née près de Montepulciano vers 1270, Agnès Segni entre très jeune chez les religieuses « du sac », ainsi nommées en raison de la forme de leurs vêtements. Elle y occupe la charge d’économe. Elle est ensuite, à l’adolescence, fondatrice et prieure de la communauté de Procena, près d’Orvieto. Sa vie, en accord avec son confesseur, est volontairement très austère et pénitente, bien qu’Agnès soit d’un caractère enjoué ; elle est aussi émaillée de révélations mystiques. Agnès fonde enfin le monastère Santa Maria Novella des moniales dominicaines à Montepulciano, dont elle assume la direction en tant que prieure. Elle s’éteint en 1317, le 20 avril : elle est fêtée ce jour depuis 1532.

Froton de l'église Sainte-Agnès, Montepulciano. / © CC BY-SA 2.0, János Korom Dr.
Froton de l'église Sainte-Agnès, Montepulciano. / © CC BY-SA 2.0, János Korom Dr.

Les raisons d'y croire :

  • La notice que le bienheureux Raymond de Capoue consacre à Agnès dans les Acta sanctorum fait état de nombreux prodiges advenus au cours de sa vie. Il la rédige à partir de manuscrits de la bibliothèque du couvent de Montepulciano et des dépositions de quatre sœurs qui avaient été sous la conduite d’Agnès.
  • Agnès fut une femme de foi. Sainte Catherine de Sienne en témoigne dans ses Dialogues, récit authentique des révélations que Jésus-Christ lui a faites : « Sainte Agnès, depuis son enfance jusqu’à son dernier jour, me servit avec une si sincère humilité et une si ferme espérance [au point] que jamais elle n’eut la moindre inquiétude, pour elle-même ou pour sa famille » (Dialogues, XV, no 149 ; trad. J. Hurtaud).

  • La Vierge Marie apparaît à sœur Agnès et lui remet trois pierres, symbole d’un couvent qu’elle lui demande de construire. Agnès est guidée dans cette entreprise : le lieu lui est indiqué et les moyens matériels pour construire le couvent lui sont providentiellement apportés. « Quand Marie lui donna l’ordre de bâtir un monastère à la place occupée par des femmes de mauvaise vie, elle était pauvre, elle manquait de tout. Mais sa foi était vive, elle ne prit même pas le temps de se demander jamais comment elle pourrait faire. Tout de suite, elle se mit à l’œuvre et, avec l’assistance de ma providence [le Seigneur Jésus-Christ], elle changea ce lieu de honte en lieu saint et bâtit un monastère capable de recevoir des religieuses » (ibid.).

  • Agnès était en peine au début de la fondation de son couvent à Montepulciano : les dix-huit jeunes femmes qui l’avaient suivie manquaient de tout, y compris de pain, et n’eurent pour repas que des herbes trois jours de suite. Mais les herbes qu’elles mangeaient, par une disposition miraculeuse spéciale de sa part, suffisaient à les nourrir (et sainte Catherine en a fait elle-même l’expérience) : ainsi, Jésus-Christ n’a pas manqué aux soins qu’il leur devait (ibid.).
  • C’est donc sur la vertu infuse de foi, don de Dieu, qu’Agnès a réalisé les œuvres que Dieu attendait d’elle et qu’il a construites lui-même par son intermédiaire : fondations religieuses, édification de bâtiments monastiques, etc., mais aussi, et avant toute chose, la vie d’union volontaire et effective de cette moniale à son Dieu. La confiance en la Providence divine est la vertu éminente qui en découle et qui brille comme un phare dans la vie de sainte Agnès de Montepulciano. Si Agnès remet toute sa vie et celles de ses compagnes entre les mains de Dieu seul, c’est parce qu’elle a une confiance absolue en la personne du Christ, avec qui elle vit une relation véritable.
  • Agnès meurt le 20 avril 1317. Son tombeau devient aussitôt un lieu de pèlerinage où des miracles sont accomplis. Le corps d’Agnès est alors incorrompu, comme tous ceux qui viennent le vénérer le constatent. Son corps intact est aujourd’hui exposé dans une châsse au couvent des dominicaines de Montepulciano.

Synthèse :

C’est près du lac de Trasimène, en un petit bourg appelé Gracciano Vecchio, qu’Agnès vient au monde vers 1270, dans une famille honnête et assez bien établie. Son père s’appelle Laurent Segni.

Les monuments de l’art représentent Agnès accompagnée d’un agneau : c’est une allusion à son nom et à l’élection divine qui, selon les recherches du bienheureux Raymond de Capoue, se serait manifestée dès sa naissance par une vive lumière autour de son berceau. À quatre ans, elle se retire souvent dans un lieu solitaire ; on la trouve alors agenouillée, en prière. Vers neuf ans, elle fait la joie de ses compagnes, qu’elle emmène visiter les sanctuaires aux alentours. Une compagnie de corbeaux fond un jour sur la petite troupe et attaque particulièrement Agnès. Ce sont, selon le récit de Raymond de Capoue, une armée de démons qui présidaient à une maison de débauche bâtie non loin. L’invocation du nom de Jésus les met en fuite.

Agnès désire alors se donner à l’Époux céleste qui se l’est réservée et qu’elle chérit en retour depuis longtemps. Ses parents, d’après Raymond de Capoue, cèdent miraculeusement à sa demande. Elle entre chez les religieuses del Sacco (« du sac »), à côté de Montepulciano. Ces femmes vivent sous la règle de saint Augustin. On lui confie la charge d’économe quand elle atteint l’âge de quatorze ans. Cet âge peut nous sembler tendre, mais n’oublions pas que la vie était courte alors et que les épreuves venaient rapidement tremper les caractères : une jeune fille pouvait se marier validement à douze ans. Agnès s’acquitte avec soin de cette tâche de sorte que ses sœurs ne manquent de rien. Cela la détourne pourtant de l’oraison silencieuse qu’elle affectionne tant, .

Vers cette époque, la Sainte Vierge lui apparaît et lui remet trois pierres, symbole d’un couvent qu’elle lui demande de construire. Elle la guidera en cette entreprise. Les trois pierres qui, dans l’iconographie, sont parfois représentées à ses pieds, y font allusion. Les habitants de Procena, non loin d’Aqua Pendente, dans la province d’Orvieto, attirés par sa réputation de sainteté et les miracles qui l’accompagnent, viennent alors la prier d’être la fondatrice et la prieure d’un couvent dont ils projettent la construction pour leurs filles. Malgré elle, car elle sait qu’il ne s’agit pas de celui dont lui a parlé Notre-Dame, Agnès accepte. Elle se mortifie davantage, probablement pour ne pas s’enorgueillir de son nouvel état. En récompense, la sainte Vierge lui apparaît de nouveau une nuit de l’Assomption et dépose l’Enfant Jésus dans ses bras.

Alors qu’elle est avertie par un ange que le moment approche où la mère de Jésus attend qu’elle remplisse la mission confiée autrefois, des habitants de Montepulciano venus en délégation de leur patrie la supplient de retourner dans son pays pour y fonder un couvent, dans lequel de nombreuses jeunes filles seraient désireuses de se ranger sous sa conduite. Le couvent est rapidement bâti et, à la suite d’une vision, Agnès et ses nouvelles compagnes prennent l’habit des moniales de saint Dominique. La sainte se montre alors thaumaturge. Mais une maladie, dont elle demande pourtant la guérison pour complaire à ses sœurs, la met au plus mal. Le bienheureux Raymond de Capoue note que Jésus-Christ l’avertit que l’heure de le rejoindre est arrivée. Alors, en extase, elle s’écrie : « Mon bien-aimé est à moi et je suis à lui ! »

Agnès meurt le 20 avril 1317. Son tombeau devient aussitôt un lieu de pèlerinage.La future sainte Catherine de Sienne s’y rend : encouragée par Raymond de Capoue, qui est son directeur spirituel de 1374 à 1380 (il était alors confesseur aux couvents de l’ordre, à Sienne), Catherine prend Agnès comme modèle de sainteté pour elle-même. Raymond de Capoue raconte dans sa Vie de sainte Catherine de Sienne (Legendamaior, livre II, ch. 17, no 16-20) la piété que manifeste Catherine auprès de la dépouille d’Agnès et les prodiges qui s’y produisent.

Il faut cependant attendre 1532 pour que le pape Clément VII autorise la célébration de la fête liturgique d’Agnès sur le territoire de Montepulciano. Le pape Clément VIII, qui concède le culte d’Agnès à l’ordre des Frères prêcheurs en 1601, la place au rang des bienheureux en 1608, et Benoît XIII, dominicain lui-même, la canonise en 1726.

Docteur en philosophie, Vincent-Marie Thomas est prêtre.


Au-delà des raisons d'y croire :

La confiance en Dieu repose sur la vertu théologale de foi, comme le récit des débuts du couvent de Montepulciano le montre : « Après ces trois jours de disette, où elles étaient restées sans pain, Agnès éleva vers moi le regard de son esprit, tout baigné de la lumière de la très sainte foi : " Mon père, me dit-elle, mon Seigneur et éternel époux, ne m’avez-vous ordonné de faire sortir ces vierges de la maison de leurs parents que pour les laisser mourir de faim ? Pourvoyez, Seigneur, à leurs besoins ! " C’était moi qui lui inspirais cette demande. Je me plaisais ainsi à éprouver sa foi, et j’avais pour agréable son humble prière » (Dialogues, XV, no 149 ; trad. J. Hurtaud). La foi incline l’intelligence à adhérer au message que Dieu lui délivre par l’intermédiaire de l’Église : Dieu n’est-il pas vérité absolue, qui ne peut ni se tromper ni mentir ? La foi conduit à l’espérance, autre vertu surnaturelle (c’est-à-dire donnée par Dieu) et théologale (elle a Dieu pour objet). Puisque Dieu m’aime et qu’il est tout-puissant, il ne m’abandonnera jamais dans les difficultés et les épreuves de la vie terrestre ; il me donnera au contraire tout ce qui m’est nécessaire pour le servir avec fidélité dès ici-bas et l’aimer pour toujours au Ciel.

Il est important de remarquer que l’espérance chrétienne n’est pas l’espoir humain. Ce dernier repose sur des critères humains : confiance en des richesses ou des forces humaines, ou envers des amis qui me secondent, etc. Mais ces appuis peuvent trahir l’homme qui compte sur eux, ou du moins lui faire défaut de manière involontaire de leur part. Ce n’est pas le cas de la vertu chrétienne d’espérance, parce que Dieu ne déçoit pas celui qui a mis sa confiance en lui. C’est pourquoi Jésus-Christ confie à sainte Catherine de Sienne, à propos d’Agnès : « Voilà les moyens qu’emploie ma providence envers mes serviteurs, envers ceux qui sont pauvres volontairement, et non seulement volontairement mais spirituellement ; car, sans cette intention spirituelle, leur pauvreté ne leur servirait de rien. Certes, les philosophes, eux aussi, par amour pour la science et dans le désir de l’acquérir, méprisaient les richesses et se faisaient pauvres volontairement. Leur lumière naturelle suffisait à leur apprendre que les soucis des richesses de ce monde les empêcheraient d’acquérir cette science, dont la possession était le but assigné à leur intelligence comme terme de ses efforts. Mais comme cette volonté d’être pauvre n’était pas spirituelle, n’était pas inspirée par la gloire et l’honneur de mon nom, ils n’obtenaient point par elle la vie de la grâce ni la perfection ; ils n’avaient droit qu’à la mort éternelle » (ibid.) La vertu d’espérance, lorsqu’elle atteint son plus haut degré, bien qu’elle ne néglige dans les faits aucun des moyens humains, ne compte plus ultimement que sur Dieu, parce qu’elle sait que le monde qui nous entoure (comme aussi nous-mêmes) est entre les mains de Dieu, qui est créateur et maître de toutes choses. Sous l’action de l’amour de Dieu qui agit en l’âme, la vertu chrétienne d’espérance détache ainsi l’âme des choses de la terre pour reporter sur Dieu seul tous ses désirs. Désirs qui, contrairement à ce qu’affirme haut et fort la philosophie nihiliste actuelle, ne sont pas vains parce que Dieu s’est promis à l’homme comme récompense et qu’il ne se renie pas.


Aller plus loin :

« Sainte Agnès de Monte-Pulciano »dans Les petits Bollandistes. Vies des saints d’après les Bollandistes, le père Giry, Surius... par Mgr Paul Guérin, Bar-le-Duc, Typographie des Célestins, Bertrand / Paris, Bloud et Barral, 7e édition, tome IV, 1876, p. 545-550.


En savoir plus :

  • Bienheureux Raymond de Capoue,
    • « De S. Agnete Virgine Ord. S. Dominici Monte-Politiani in Hetruria », dans Acta sanctorum aprilis, t. II, Anvers, 1675, p. 792-812. La notice et sa préface (p. 791-792) sont en latin.
    • Legenda beate Agnetis de Monte Policiano, ed. critica a cura di S. Nocentini, Firenze, Edizione Nazionale dei Testi Mediolatini, 03, serie I, 02, 2001, LXI-110 p. Cet ouvrage est la première édition critique de la notice précédente de R. de Capoue sur sainte Agnès de Montepulciano. Le texte latin est accompagné de notes (en italien).
    • Legenda maior sive Legenda admirabilis virginis Catherine de Senis, ed. critica a cura di S. Nocentini, Firenze, Edizione Nazionale dei Testi Mediolatini, 31, serie I, 19, 2013, XII-450 p.
  • Sainte Catherine de Sienne, Le dialogue (trad. J. Hurtaud), Paris, Téqui, coll. « Livres d’or des Écrits mystiques », 2000, 358 p. Disponible en ligne.
  • Le site : « L’Ordre des prêcheurs. Estampes dominicaines au XVIIe siècle » présente neuf estampes illustrant sainte Agnès, dont sept sont reproduites et commentées.
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