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TOUTES LES RAISONS DE CROIRE
Des juifs découvrent le Messie
n°352

France

Début des années 2000

Olivier : de Pessah à la Pâque chrétienne

Olivier est juif ashkénaze de père et de mère. La tradition dans laquelle il a été élevé l’empêche de se tourner vers Jésus. Curieux, il s’interroge dès l’enfance sur l’harmonie de l’univers et choisit de faire des études scientifiques. Ne trouvant, dans sa communauté, ni de sens à sa vie ni de réponses à ses questions, il amorce au sortir de l’adolescence une descente dangereuse vers les affres d’une vie de débauche. Cette période dure une quinzaine d’années, jusqu’à ce qu’il rencontre un pasteur qui va bouleverser sa vie et ses croyances rationnelles. Il vit alors plusieurs expériences extraordinaires. Olivier dévoue désormais sa vie à Jésus et s’attache à enseigner et faire connaître Jésus à la communauté juive.

© CC0 pxhere
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Les raisons d'y croire :

  • C’est la science qui rapproche Olivier de Dieu : il ne peut admettre que l’harmonie parfaite de l’univers soit le fruit du hasard. Il se tourne dans un premier temps vers la religion juive, sans en être vraiment convaincu. Son comportement et son moral se dégradent lentement, jusqu’à aller sur une pente dangereuse.
  • Les traditions et l’héritage ashkénaze polonais d’Olivier le poussent à considérer avec méfiance le christianisme. Il se qualifie lui-même à cette époque comme « profondément antichrétien ». Lorsqu’il est amené à rencontrer un pasteur, il adopte d’abord un comportement exécrable à son encontre. Le pasteur commence une prière pour Olivier, mais ce dernier se révolte et veut l’interrompre. Un phénomène très impressionnant se produit alors : Olivier est comme rapetissé contre le sol et les yeux du pasteur prennent un aspect étrange. Olivier se tait alors et se laisse faire par la prière du pasteur.

  • Les bénéfices de cette prière de délivrance sont visibles très vite : toxicodépendant à plusieurs substances, Olivier arrête tout du jour au lendemain, sans la moindre cure ou aide extérieure, sans même l’avoir consciemment décidé ou demandé à Dieu ! Il ne peut même plus fumer une seule cigarette…
  • Bouleversé par ce qu’il a vécu et forcé de constater les effets de cette prière sur lui, Olivier surmonte ses réticences vis-à-vis du christianisme et retourne voir le pasteur à plusieurs reprises.
  • Olivier est un fervent scientifique et a un esprit résolument cartésien. Il reconnaît tout de même les choses surnaturelles qui lui arrivent depuis qu’il a rencontré ce pasteur. Il comprend que ce pouvoir incroyable vient de Jésus.
  • Il vit une seconde expérience surnaturelle lors du baptême du Saint-Esprit. Là encore, il ne peut expliquer de manière rationnelle ce qui lui arrive : c’est comme « mettre les doigts dans une prise de courant, mais sans la douleur qui l’accompagne ». Ensuite, il ne peut s’arrêter, pendant plusieurs heures, de parler une langue qu’il ne connaît pas.

  • Jésus avait annoncé ce type de miracle : « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues » (Marc 16,17).

Synthèse :

Olivier est juif de père et de mère, d’origine polonaise ashkénaze. Sa famille pratique les fêtes juives traditionnelles, mais n’est pas fervente dans la religion. Autour de lui, Olivier constate que certains juifs ont cessé de croire en Dieu à cause de la Shoah, ou bien lui en veulent terriblement ; sa famille est dans ce cas. Cependant, « les Juifs sont très soudés », estime-t-il, et se retrouvent régulièrement entre eux pour fêter les grandes fêtes telles que Pessah, Roch Hachana et d’autres.

Cependant, Olivier est très curieux et, dans sa famille, c’est celui qui est le plus attiré par Dieu. Il veut comprendre comment fonctionnent les choses et, au collège, il est heureux d’avoir des cours de mathématiques et de sciences qui lui montrent enfin qu’il est possible de tout comprendre, tout calculer. Devant cet ordre si harmonieux des choses, il se dit que cela ne peut être dû au hasard. Plus tard, ce sentiment sera renforcé dans les cours de biochimie, grâce auxquels il découvre la beauté de l’agencement des choses. Pour Olivier, la science parle directement de Dieu. Dans ses cours de religion israélite, Olivier pose beaucoup de questions sur Dieu, ce que les rabbins apprécient. Il se met à fréquenter des loubavitch, des juifs orthodoxes.

À la sortie de l’adolescence, Olivier est terriblement mal dans sa peau. Il n’a aucune pratique spirituelle et s’écarte peu à peu de la communauté juive. Il prend des drogues, fréquente des femmes et mène une vie de débauche. Il avoue être alors dans une « détresse profonde ». Au début de la trentaine, il rencontre celle qui deviendra sa future femme, sans rien savoir de ses croyances religieuses (il s’avère qu’elle est protestante). Après lui avoir confié ses pratiques de spiritisme dans l’adolescence, elle lui conseille d’aller voir un pasteur. Olivier s’y rend sans grande conviction et, contre toute attente, s’y rend une seconde fois. Olivier est à l’époque très orgueilleux et se croit plus intelligent que tout le monde. Il adopte d’emblée une attitude arrogante : avachi sur le fauteuil, il toise le pasteur. Le pasteur commence à prier pour lui et Olivier lui dit : « Pour qui tu te prends ? » !  À partir de ce moment, le pasteur se met à grandir infiniment et Olivier à rapetisser, écrasé dans le sol. Olivier voit alors des sortes de filaments dans les yeux du pasteur. Il reste médusé et bouche bée. La prière terminée, Olivier s’interroge en rentrant chez lui : « Que s’est-il passé ? J’ai bien vu ses filaments… Comment est-ce possible ? » Olivier était un fumeur invétéré et, alors que, de retour chez lui, il allume une cigarette, il lui est tout à fait impossible de fumer ! Il se met à tousser comme s’il n’avait jamais fumé. Il jette tout à la poubelle, de même que le haschisch qu’il fumait régulièrement. Olivier ne sera plus jamais tenté de fumer, même dans des ambiances chargées de fumée de cigarette avec d’autres fumeurs.

À partir de ce moment, Olivier avoue être « fracassé ». Scientifique, rationnel, Olivier avait tout du parfait cartésien qui ne peut admettre quelque chose d’inexplicable. Or, il ne peut nier l’évidence : il a bien vu les filaments dans les yeux du pasteur, il s’est bien senti rapetisser dans le sol et, dorénavant, il lui est bien impossible de fumer. Il continue pendant plusieurs mois des séances de prières de délivrance et avoue avoir vécu plusieurs expériences surnaturelles pendant toute cette période.

Au bout d’un an environ, il reçoit le baptême de l’Esprit et évoque une expérience « extraordinaire ». Il raconte comment, après avoir reçu l’Esprit Saint, il ne peut s’arrêter de parler en langues pendant des heures.

Dès lors, Olivier prend conscience de l’erreur des juifs qui ne croient pas en Jésus le Messie. Il avoue même être un peu en colère contre eux, qui ignorent tout de lui et ne le portent pas dans leur cœur, s’en moquant régulièrement.

Il mettra du temps à évoquer sa conversion devant sa famille, qui se sent tout d’abord trahie. Cependant, sa mère lui avoue un jour qu’il « a quand même changé grâce à [sa] religion ». Avec le temps, il y a un statu quo sur le sujet dans la famille et personne n’en parle plus. Pourtant, avoue Olivier, sa famille connaissait ses addictions et ne veut toujours pas admettre que seul Jésus peut l’en avoir sorti. Des tas de personnes font cure sur cure pour en sortir, et le résultat n’est absolument pas garanti.

Olivier admet volontiers que le Seigneur a tout changé dans sa vie. Il a pris la place centrale et est devenu sa priorité. Il a donné un sens à sa vie, l’a rendu meilleur, même s’il est loin d’être parfait. Olivier a suivi par la suite des cours de théologie afin de devenir pasteur, mais il s’est rendu compte que ce n’était pas pour lui. Il se dit prêt à servir le Seigneur et se tient à sa disposition. Il travaille notamment pour l’organisation Juifs pour Jésus, une association internationale de juifs messianiques qui concourent à faire connaître Jésus au sein de la communauté juive.

Camille Mino di Ca, récemment baptisée, s’est convertie à cinquante ans. Passionnée par les récits de conversion et les vies de saints, elle rédige pour Hozana et d’autres supports. Elle pratique l’écriture sous différentes formes, y compris la biographie, le théâtre, la poésie et la chanson.


Au-delà des raisons d'y croire :

Les conversions de juifs sont nombreuses dans l’Histoire. Les plus connues étant celles de l’avocat Alphonse Ratisbonne et du médecin François-Xavier Libermann au XIXe siècle, d’Edith Stein, Max Jacob et Jean-Marie Lustiger au XXe siècle.


Aller plus loin :

Le site Internet des Juifs pour Jésus.

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