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TOUTES LES RAISONS DE CROIRE
Conversions de musulmans
n°178

États-Unis

1990

Il a rencontré Jésus en cherchant Muhammad

Al Fadi, originaire d’Arabie Saoudite, avait initialement envisagé de rejoindre le jihad sous la bannière d’Oussama Ben Laden, qu’il admirait profondément. Suivant les conseils de ses parents, il décide de se rendre plutôt aux États-Unis pour y finir ses études et pour encourager les conversions à l’islam, afin de plaire à Allah et de gagner sa place au paradis. Mais, au contact de chrétiens, Al Fadi découvre la foi chrétienne et les transformations profondes que Jésus opère dans la vie des croyants. Au fil de ses recherches théologiques et de ses expériences personnelles, Al Fadi prend progressivement conscience de la vérité de la foi chrétienne, remettant en question ses convictions initiales.

Emna Mizouni, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons
Emna Mizouni, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons

Les raisons d'y croire :

  • Al Fadi était un musulman fervent. À seize ans, il avait déjà mémorisé la moitié du coran et dirigé la prière à la mosquée.
  • Al Fadi est issu d’une famille aisée. Il ne migre pas aux États-Unis pour des raisons économiques ; ses intentions sont claires : amener des « mécréants » à l’islam.

  • La conversion d’Al Fadi au christianisme repose pour partie sur des considérations intellectuelles : cherchant à renforcer sa foi musulmane, Al Fadi s’emploie six mois durant à analyser en profondeur les fondements de l’islam et du christianisme, comparant le Coran et la Bible. Durant son étude, il réalise que plusieurs données historiques contredisent ce qui est dit de Jésus dans le Coran. En lisant la Bible, Al Fadi fait la rencontre de la véritable personne de Jésus, qui le bouleverse.
  • Sa conversion repose aussi sur l’expérience qu’il fait du christianisme, notamment la bienveillance, l’amour et la droiture pratiqués au quotidien par les chrétiens qu’il fréquente : « J’avais l’impression d’être un nain spirituel comparé à eux, qu’il me manquait quelque chose. »

  • Al Fadi est attaché à sa culture saoudienne ; sa conversion et sa médiatisation se font au prix d’une mort sociale dans son pays d’origine.
  • Des dizaines d’années plus tard, Al Fadi est encore un missionnaire qui parcourt les États-Unis et le monde pour annoncer l’Évangile. Il ne s’agit pas d’un revirement spirituel passager, mais bien d’une conversion profonde et définitive.

Synthèse :

Al Fadi grandit en Arabie Saoudite. Fervent musulman dès son plus jeune âge, et imprégné des enseignements islamiques stricts, il ressent le privilège d’être né au cœur de l’islam. La crainte d’Allah le marque dès son plus jeune âge : il est terrifié par le jugement d’Allah et l’enfer, Al Fadi comprend rapidement que son salut dépend de l’accumulation de bonnes actions.

Guidé par la croyance que les prières, les dons aux pauvres, le jeûne et le jihad sont des moyens d’augmenter les chances d’entrer au paradis, il nourrit dès ses quinze ans une admiration pour Oussama Ben Laden, son héros. Al Fadi envisage alors le jihad en Afghanistan. Il mémorise la moitié du Coran, qu’il peut réciter par cœur, et obtient le droit, dès l’âge de seize ans, de diriger les prières à la mosquée.

Ses parents freinent son projet d’aller rejoindre Oussama Ben Laden en Afghanistan, et ils l’enjoignent de poursuivre ses études aux États-Unis. Il est tout d’abord réticent à l’idée de se rendre « en terre de mécréants », mais il finit par accepter, voyant là l’occasion de convertir des Américains à l’islam et d’être récompensé par Allah. Il quitte donc l’Arabie Saoudite avec cet objectif, gardant fermement avec lui sa foi musulmane.

Une fois aux États-Unis, Al Fadi est accueilli par une famille chrétienne, dans le cadre d’un programme d’accueil destiné aux étudiants étrangers. Ce contact chaleureux est le catalyseur d’une remise en question déroutante de ses convictions. Al Fadi découvre par exemple que ce qu’on lui avait enseigné concernant la falsification de la Bible est inexact. L’image de Jésus qu’on lui avait présenté dans le cadre de sa foi musulmane a aussi été mise en contradiction avec des données historiques. « On m’a appris que leur Bible est corrompue. J’avais pourtant l’impression d’être un nain spirituel comparé à eux, qu’il me manquait quelque chose. » Il envisage que, dans le livre auquel il avait toujours accordé sa confiance, le discours musulman sur Issa (Jésus en arabe) soit en réalité altéré, de même que les événements de la vie de ce dernier. Cette prise de conscience marque le début d’un bouleversement profond de ses croyances.

Al Fadi est décontenancé non seulement sur le plan théologique, mais aussi sur celui des valeurs humaines : « C’était pour moi très déroutant parce que je me demandais d’où ils avaient obtenu cette valeur morale ? »Contrairement à l’image qu’il avait des Occidentaux, la foi vibrante, la ferveur spirituelle et la droiture morale manifestées par les chrétiens qu’il côtoyait ont été source d’étonnement et d’inspiration. La bienveillance et l’amour pratiqués au quotidien par cette famille ont ébranlé les préjugés d’Al Fadi, l’amenant à remettre en question sa foi musulmane :« Je réalisais déjà que l’islam n’était peut-être pas la religion dans laquelle j’avais grandi en pensant qu’elle l’était. » Ces doutes profonds ébranlent ses convictions, mais Al Fadi choisit de persévérer encore dans l’islam.

Ses convictions chancellent après les attentats du 11 septembre 2001, perpétrés par les djihadistes de son héros Oussama Ben Laden. Choqué par l’ampleur des crimes, Al Fadi suspend sa pratique religieuse pendant un certain temps.

Al Fadi entreprend alors une analyse approfondie des fondements de l’islam et du christianisme. Initialement motivé à mettre en lumière les failles supposées du christianisme, il se plonge dans l’étude comparative des vies de Jésus et de Muhammad, cherchant à renforcer sa foi musulmane. Cependant, au bout de six mois de recherches intensives, ses efforts aboutissent à une révélation inattendue : Al Fadi est tombé amoureux de Jésus. « J’ai regardé le Coran, je l’ai comparé à la Bible. J’ai examiné la personne du Christ et, au bout de six mois, je suis tombé amoureux de ce Jésus. Je n’ai pas pu résister aux preuves irréfutables, à la conviction du Saint-Esprit dans mon cœur et au message de l’Évangile que j’entendais sans cesse. Le Dieu de la Bible m’aimait et avait envoyé son Fils mourir pour moi. Le Dieu du Coran n’a jamais fait cela pour moi. Le Saint-Esprit m’a simplement donné le courage de me mettre à genoux, de prier et de lui demander de devenir mon Seigneur et mon Sauveur. Quel immense soulagement, car jamais je n’avais ressenti en moi une liberté telle qu’à ce moment-là. »

Al Fadi se rappelle la déclaration qu’il a faite ce jour : « Je t’aime, Seigneur, pour te suivre, mais je ne ressens aucune pression de ta part pour faire des choses, car tu as déjà tout accompli pour moi»


Au-delà des raisons d'y croire :

La cohérence profonde du christianisme, imprégnée de richesse spirituelle et de beauté, transcende les limites culturelles et temporelles. Cette vision captivante de la vie, soutenue par des arguments théologiques puissants, a exercé une influence remarquable, attirant des individus de tous horizons, y compris ceux issus de traditions musulmanes.

La foi chrétienne, en tant que phare spirituel, se révèle dans la vie transformée de ses adeptes, agissant comme un miroir du Christ. Ces témoignages vivants, reflétant la lumière de la foi, peuvent toucher profondément ceux qui ont le cœur ouvert, transcendant ainsi les différences culturelles et religieuses. L’universalité de cette expérience chrétienne témoigne de sa force intrinsèque et de son appel à tous ceux cherchant une compréhension cohérente et profonde de la spiritualité.


Aller plus loin :

Le livre de Nabeel Qureshi,À la recherche d’Allah, j’ai trouvé Jésus, Éditions L’Oasis, 2016 : biographie d’un ancien fervent musulman devenu apologète chrétien, et dont le ministère a converti des milliers de musulmans au christianisme.


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