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TOUTES LES RAISONS DE CROIRE
Conversions de musulmans
n°136

Belgique

Noël 2003

Soumia, sauvée par Jésus en entendant les cantiques de Noël

Soumia est née dans une famille d’immigrés marocains musulmans. Sa jeunesse, normale d’apparence, est en réalité tourmentée et marquée par la recherche de Dieu. Elle s’applique à pratiquer l’islam, mais Allah lui paraît toujours lointain et silencieux. Sa recherche n’aboutit pas à une révélation, mais au contraire à un désespoir accru : elle n’aperçoit aucune perspective de salut. Soumia pense à ce moment que sa condition de pécheresse la voue à l’enfer ; ses bonnes actions ne pèseront jamais assez lourd dans la balance de la justice d’Allah.

Dans sa classe, elle fait la rencontre d’un homme qui dégage une paix et une joie de vivre comme elle n’en a jamais vu. Il l’invite à voir une chorale de gospel dans son église, un jour de Noël, le 25 décembre 2003. Cette date marque la nouvelle naissance de Soumia ; sa vie ne sera plus jamais la même.

Les raisons d'y croire :

  • Lorsqu’elle est dans l’église et qu’elle entend les cantiques de Noël décrire Jésus, une grande émotion se saisit d’elle. Soudain, elle comprend : « Je le reconnais, c’est lui que j’avais toujours cherché. » Au même moment, le pasteur est inspiré et coupe net le concert : « Le programme de Noël est très chargé, mais je suis obligé de tout arrêter car le Saint-Esprit me martèle… Une personne présente dans la salle doit accepter Jésus comme Seigneur et Sauveur. Qu’elle se lève et s’approche. » Cette coïncidence est trop forte pour n’être pas providentielle.

  • Il est marquant de voir qu’au moment où la vérité et la beauté du christianisme se révèlent à elle, Soumia, dans un premier temps, lutte. Elle ne veut pas se laisser convertir, car ce serait alors pour elle la damnation assurée devant Allah. Elle entend alors une voix à sa droite chuchoter à son oreille et balayer ses peurs.
  • L’authenticité de sa démarche ne peut être questionnée. Il est évident qu’avant le 25 décembre 2003, Soumia est profondément tourmentée, en constant combat spirituel, et des pensées de désespoir l’envahissent. Elle cherche très activement des réponses dans le Coran et mène une vie pieuse conforme à l’islam, mais en vain. C’est par la lecture de la Bible qu’elle trouve les réponses qu’elle cherchait avec tant de sincérité, et pour une paix durable.
  • Une fois qu’elle a rencontré le Christ, Soumia est prête à tout pour le suivre, jusqu’à lui donner sa vie.

Synthèse :

Je m’appelle Soumia. Je suis la cadette d’une famille de trois filles. Mon père était musulman non pratiquant, et ma mère musulmane pratiquante. J’aime dire que c’est elle qui m’a donné l’amour de Dieu, car, au moment du café de l’après-midi, elle aimait raconter des histoires sur l’amour de Dieu et son action dans la vie quotidienne. Elle était toujours à l’écoute de son prochain, elle pratiquait l’amour par les œuvres. Pourtant, elle semblait souffrir constamment et cela m’interpellait. Je l’ai souvent vu pleurer à chaudes larmes… Paix à son âme.

J’ai vécu une enfance tout à fait normale, vue de l’extérieur. Mais, intérieurement, le combat spirituel faisait rage : mon mal-être était caché, mais bien présent. Personne ne pouvait le soupçonner. L’oppression était telle que je pensais à la mort quotidiennement comme une solution ultime. La pratique de l’islam, au travers des prières, des jeûnes et des aumônes, ne m’aidait pas. Allah me paraissait lointain et silencieux, alors que les forces des ténèbres, au contraire, étaient bien présentes.

J’ai passé mon enfance dans une école catholique. L’enseignement de la foi chrétienne et l’amour de Dieu faisaient partie intégrante de ma scolarité, mais je ne faisais pas de différence avec la foi que je pratiquais. Durant l’adolescence, ma quête d’identité était telle que je cherchais toutes mes réponses dans la religion musulmane. Souhaitant m’approcher de Dieu, j’ai consacré mon premier salaire d’étudiante à l’achat du Coran, d’une biographie du prophète Mohamed et des livres des hadiths. Je pensais y trouver les réponses à toutes mes questions, mais je me suis engouffrée dans un tunnel de plus en plus sombre. Je passais des nuits en prière et rien n’y faisait. J’étais triste et convaincue que rien de ce que je pouvais faire ne me sauverait.

Ce fut une descente vers la dépression, car je n’arrivais à envisager aucune solution et aucun salut. Ma condition depécheresse me montrait que j’étais vouée à l’enfer, et que toutes mes bonnes actions ne pèseraient jamais assez lourd dans la balance de la justice d’Allah !

Mes études en école supérieure terminées, mon diplôme en poche, je décide d’entamer un nouveau cycle d’études et de suivre des cours de langues. C’est là, dans une salle de cours, que je fais la connaissance d’un homme qui dégage une paix et une joie de vivre très particulières. Notre rencontre était comme écrite. Très vite, nous devenons amis et j’arrive à lui confier des choses que je n’avais jamais confiées à personne auparavant. Il dégage une sagesse peu commune.

Un jour, je lui partage mon amour pour la musique, et il m’invite à voir une chorale de gospel dans son église, un jour de Noël, le 25 décembre 2003. Cette date marque un tournant dans ma vie, une nouvelle naissance.

Ce jour-là, il neige ; c’est une belle matinée. Arrivée à l’église, je suis frappée par la foule de chrétiens présents et les sourires sur leurs visages. J’avais toujours eu l’image d’églises catholiques désertées par les fidèles. Je m’assieds, regarde autour de moi : tout respire la paix, l’amour… La musique retentit avec une puissance et une beauté inimaginable. Les paroles des chants parlent d’un Dieu d’amour omniscient, omnipotent, glorieux… Cela me frappe : je le reconnais, c’est lui que j’avais toujours recherché.

Dans un sursaut, je me reprends et commence à réciter des sourates du Coran. Je me gronde intérieurement. Des larmes perlent sur mon visage, je ne peux plus les retenir, un torrent jaillit de mon cœur, je tremble de tous mes membres, je suis envahie, comme submergée par des fleuves, mon cœur gonfle dans ma poitrine.

La musique s’arrête, le pasteur se lève et prend le micro. Il dit : « Le programme de Noël est très chargé, mais je suis obligé de tout arrêter car le Saint-Esprit me martèle… Une personne présente dans la salle doit accepter Jésus comme Seigneur et Sauveur. Qu’elle se lève et s’approche. »

Je sais qu’il parle de moi. Je suis saisie par une force incroyable qui me pousse vers l’autel. Je cours, comme pour sauver ma vie. Je regarde le pasteur et, dans ses yeux, je lis l’amour divin que je ne peux expliquer. Mon seul désir est d’avoir ce qu’il a. Il me sourit et me demande de fermer les yeux et de prier.

Je prie en arabe dans mon cœur, comme je l’avais appris, et, ce jour-là, je m’adresse à Allah en lui disant : « Si tu es le véritable, révèle-toi devant tous ces chrétiens. » Je me suis vite reprise : « Starfilah el hadim, comment pouvais-je défier Dieu ? Pardonne-moi, Allah ! » Que dirai-je à Dieu, le jour du jugement dernier ? C’est alors qu’une voix puissante me souffle à l’oreille droite : « Tu sauras quoi dire à Dieu. » Je me retourne pour voir qui s’est adressé à moi, mais personne n’est là.

Je retourne à ma place et mon ami m’offre une bible. Je suis remplie de gratitude sans même l’avoir ouverte. Mon ami et son épouse m’invitent chez eux, et nous discutons pendant des heures de la Bible. En la lisant, ce sont comme des fleuves d’eau qui coulent dans mon cœur. Toutes les réponses à mes questions sont dans la Bible. Je rentre à la maison, et je continue à lire pendant des jours et des jours sans pouvoir m’arrêter. Jésus est le seul chemin, la vérité et la vie. J’ai trouvé le trésor inestimable, le salut, la vie éternelle.

Tout prend sens : ma condition de pécheresse, le plan merveilleux de Dieu, le sacrifice de son fils unique, Jésus, l’être parfait, sans tache, venu sur Terre pour nous racheter. La vérité m’explose au visage comme une bombe. Jamais plus je ne lâcherai sa main. Je suis tellement reconnaissante ! Je décide de servir le Seigneur de tout mon cœur, de le suivre et de me faire baptiser au plus vite.

J’ai passé près de vingt ans dans l’Église à son service. L’acceptation de ma conversion au sein de ma famille a été très difficile, à tel point que je dus quitter la maison de mon père pour vivre ma foi librement, car les interrogatoires et l’oppression que je vivais étaient insoutenables. Le combat spirituel était réel et le Seigneur me le montrait dans mes songes.

Aujourd’hui, je suis mariée et j’ai deux enfants. Moi et ma maison, nous servons le Seigneur. Ma mère a rejoint le Seigneur. Avant son départ, j’ai eu la possibilité de m’entretenir avec elle, et elle a accepté que je prie avec elle. Le Seigneur Jésus-Christ m’a montré en vision qu’elle était à ses côtés, habillée tout en blanc. Je n’oublierai jamais les chants de gloire au travers du portique doré du royaume des Cieux : « Aujourd’hui, nous accueillons une guerrière », me disait l’ange … Gloire soit rendue à l’Éternel, car la promesse de Dieu s’est accomplie : « Crois seulement, et toute ta famille sera sauvée » (cf. Ac 16,31).

Ma rencontre avec le Seigneur fut telle que je n’avais aucune crainte de tout quitter pour le suivre : ma famille, ma communauté, absolument tout… J’étais prête à donner ma vie pour rejoindre mon Sauveur. Tout ce que je vis avec mon Seigneur Jésus va au-delà de l’entendement. Mon seul désir est de lui plaire.
 
« Et l’Esprit et l’épouse disent : "Viens". Et que celui qui entend dise : "Viens". Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement » (Ap 22,17).

Soumia


Aller plus loin :

Andrien Candiard, Comprendre l'islam, ou plutôt : pourquoi on n'y comprend rien, Flammarion, 2016. 

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