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TOUTES LES RAISONS DE CROIRE
Les visionnaires
n°54

Italie

1950 

Les 700 extraordinaires visions de l’Évangile reçues par Maria Valtorta

Au milieu du XXe siècle, Maria Valtorta reçoit près de 700 visions de scènes de la vie de Jésus. Cette personne hors du commun les consigne notamment dans un ensemble de dix volumes, publié en français sous le titre l’Évangile tel qu’il m’a été révélé, qui permet de suivre le Christ tout au long de sa vie publique. Ces 700 scènes, comportant de très nombreux détails, constituent une mine d’information stupéfiante et extrêmement riche. La voyante dit même sentir les odeurs, percevoir les sons, les conversations et l’ambiance, comme si elle était projetée sur place, en chair et en os. Les nombreuses analyses sérieuses menées sur ce donné très factuel ont toutes confirmé le caractère extraordinaire de ces visions qui, de surcroît, sont en parfaite adéquation avec les Évangiles et la réalité historique de l’époque du Christ.

Maria Valtorta âgée de 15 ans.  CC0/wikimedia
Maria Valtorta âgée de 15 ans. CC0/wikimedia

Les raisons d'y croire :

  • Pour raconter ses centaines de visions, Maria Valtorta a écrit plus de 13 000 pages (à la main, sans aucune rature) en donnant chaque fois une multitude de détails : 70 groupes ethniques, 750 personnages répertoriés et décrits dans le site de référence de François-Michel Debroise, 220 villages, 110 sites géographiques, 150 plantes, 200 espèces animales, 50 espèces minérales, etc. Toutes ces données ont été étudiées (notamment par Jean-François Lavère) et finalement validées par la science : 10 000 cas sans erreur et sans aucun anachronisme !
  • On a également pu, à partir de 5 000 indications spatio-temporelles contenues dans ces visions, reconstituer un calendrier de « Jésus au jour le jour » (selon le titre du livre du polytechnicien Jean Aulagnier) qui précise la date de chaque scène de l’Évangile dans notre calendrier grégorien actuel (après avoir calé les visions dans le calendrier mosaïque ancien et dans le calendrier julien) ; cette reconstitution correspond parfaitement au calendrier des phases lunaires (indépendant) sur plus d’une centaine de visions qui décrivent la position et les phases de la Lune. Nous avons là, parmi bien d’autres faits sidérants, une« preuve à la saint Thomas » du caractère surnaturel de cette œuvre unique au monde qui mérite d’être bien plus largement connue !
  • L’ensemble du récit est parfaitement en phase avec l’Évangile ; il propose notamment des solutions très simples à toute une série d’énigmes qui ont pu bloquer les exégètes et met en lumière de nombreuses confirmations de la vérité des Évangiles.
  • L’œuvre de Maria Valtorta est vraiment unique de bien des manières ; il n’y a aucun équivalent comparable dans l’ensemble de la littérature mondiale.

Synthèse :

Comment aborder les visions de Maria Valtorta ?

Le Catéchisme de l’Église Catholiquele synode des évêques de 2008 sur la Parole de Dieu et le « bref avertissement » de la Commission doctrinale de la Conférence des Évêques de France du 29 septembre 2021, insistent tous sur l’importance de bien distinguer la Parole de Dieu des révélations privées :

  • La Parole de Dieu est consignée par écrit sous l’inspiration de l’Esprit Saint dans les Saintes Écritures fixées par le canon biblique ; elles constituent, avec la Tradition, le socle fondamental auquel se réfèrent l’Église et les fidèles en matière de foi.
  • Les révélations privées sont, quant à elles, des messages transmis par la cour céleste à des personnes choisies pour aider les fidèles à « vivre plus pleinement [la Révélation définitive du Christ] à une certaine époque de l’histoire », sans l’améliorer ni la compléter (CEC § 67).

En effet, « même si la Révélation est achevée, elle n’est pas complètement explicitée ; il restera à la foi chrétienne d’en saisir graduellement toute la portée au cours des siècles » (CEC § 66). Selon les mots du cardinal Prospero Lambertini (futur pape Benoît XIV), les révélations privées requièrent un« assentiment de foi humaine conforme aux règles de prudence, qui nous les présentent comme probables et crédibles dans un esprit de piété » (De servorum Dei beatificatione et beatorum canonizatione, 1734) et il revient à l’Église d’en mesurer l’authenticité.

Ces lectures ne sont pas indispensables pour être sauvé, mais elles constituent l’un des moyens proposés par le Ciel pour aider notre pèlerinage terrestre. En cela, elles ne sont pas négligeables et demeurent un choix personnel qui doit être respecté.

Le pape Benoît XIV précisa à ce sujet : « On peut ne pas accorder son assentiment à de telles révélations et s’en détourner, pourvu qu’on le fasse avec la modestie convenable, pour de bonnes raisons et sans intention de mépris. »

Le théologien Karl Rahner écrivait, quant à lui, que « les révélations privées ne sont pas un luxe dans l’Église, mais un impératif qui indique comment, dans une situation historique donnée, l’Église doit agir ».

Sur cette question, nous devons suivre le conseil de saint Paul : « N’éteignez pas l’Esprit, ne méprisez pas le don de prophétie, mais vérifiez tout et ce qui est bon, gardez-le » (1 Th 5,19-21).

C’est dans cet esprit que l’Association Marie de Nazareth comprend et partage les écrits de Maria Valtorta, en pleine adhésion et obéissance à l’Église catholique romaine.

Il nous faut rappeler ici l’absence de décision définitive de l’Église au sujet de Maria Valtorta et de ses écrits. Ceux-ci connurent certes l’Index et les critiques – à l’instar de Thérèse d’Avila, de Luisa Piccarreta, de sœur Faustine, d’Yvonne-Aimée de Malestroit, du Padre Pio et de tant d’autres saints – mais jamais pour des raisons doctrinales ou morales.

Comme l’explique la mise au point de la Fondation héritière de Maria Valtorta, les deux motivations sous-jacentes à sa mise à l’Index étaient l’absence d’imprimatur (qui, au demeurant, avait été empêché par des pressions excessives menées sur les évêques favorables à cette œuvre) et le sentiment des censeurs portant sur des éléments de forme et non de fond. Notons enfin que le Magistère infaillible de l’Église n’est pas en charge des sanctions disciplinaires et que l’Index fut supprimé en 1966, l’Église se disant « confiante dans la conscience mature des fidèles » (cardinal Ottaviani, 14 juin 1966).

Il faut savoir par ailleurs que les écrits de Maria Valtorta ont été lus et défendus par des personnalités significatives : sainte Mère Teresa de Calcutta, le cardinal Bea, Mgr Carinci, etc. En 1963, Mgr Pasquale Macchi, secrétaire particulier du pape Paul VI, témoigna que ce dernier lui avait demandé d’offrir l’œuvre complète de Maria Valtorta au grand séminaire de Milan, à l’époque où il était archevêque de cette ville.

En 1973, la dépouille de Maria Valtorta fut transférée dans la basilique Santissima Annunziata de Florence où elle repose dorénavant.

Quant au cardinal Ratzinger (futur pape Benoît XVI), s’il se montra d’abord distant envers cette œuvre, il revint sur sa position initiale dans une lettre adressée à Marcel Clément pour autoriser de nouveau la revue qu’il dirigeait – L’Homme Nouveau – à en faire la promotion.

Il est important également d’entendre le discernement des grands théologiens qui l’ont étudiée. C’est le cas par exemple des sommités mondiales que sont le père Gabriel Roschini, Mgr René Laurentin et le bienheureux Gabriel Maria Allegra : tous les trois ont découvert Maria Valtorta sur le tard et leur ont consacré leurs dernières forces et leurs derniers écrits.

  • Le père Gabriel Roschini (1900-1977), grand mariologue de renommée mondiale, fondateur du Marianum, l’Institut théologique pontifical dédié à Marie à Rome, dit que, parmi les 900 publications dont il est l’auteur, la plus belle d’entre elles est sa dernière, sur la Vierge Marie dans l’œuvre de Maria Valtorta. Il écrit notamment dans l’introduction de ce livre : « La mariologie qui se dégage des écrits de Maria Valtorta a été pour moi une vraie découverte. Aucun autre écrit marial, pas même la somme de tous ceux que j’ai lus et étudiés, n’avait été en mesure de me donner sur Marie, chef-d’œuvre de Dieu, une idée aussi claire, aussi vive, aussi complète, aussi lumineuse et aussi fascinante, à la fois simple et sublime. »
  • Mgr René Laurentin (1917-2017), expert au Concile et grand mariologue de réputation internationale, a reconnu en 2011 Maria Valtorta comme étant la plus précise des quatre voyantes examinées (Maria d’Agreda, Anne-Catherine Emmerich et Consuelo), lors de son étude comparative réalisée avec François-Michel Debroise. Cela l’a incité à publier une étude sur son charisme historique puis prophétique.
  • Le bienheureux Gabriel Maria Allegra (1907-1976). Prêtre franciscain béatifié en 2012, Gabriel Allegra est notamment connu pour être le fondateur de l’Institut biblique de Hong-Kong et le traducteur de la première Bible complète en chinois. Il écrivit dans son opuscule Critique de l’œuvre de Maria Valtorta (Macao, 1970) que cette œuvre, « qui se diffuse comme un roman, mais qui n’est pas un roman, [est] un trésor inestimable de la littérature universelle ».À la fin de sa vie, il donna des conférences sur Maria Valtorta, y compris au Vatican, amenant ainsi plusieurs pontifes à la lire.

Nous encourageons les personnes intéressées par le sujet à étudier plus avant l’histoire de Maria Valtorta et à ne pas s’arrêter à quelques rapides descriptifs, souvent caricaturaux, que l’on peut trouver sur Internet.Dans cet effort de connaissance, nous avons produit une vidéo et publié un fascicule au sujet des milliers de confirmations factuelles contenues dans l’Évangile tel qu’il m’a été révélé que vous trouverez ici.

Cette lecture, dont les fruits ne cessent de révéler les bienfaits – nous en avons d’innombrables témoignages ! –, nous semble favoriser la ferveur et la contemplation du mystère du Christ, et répondre aux soifs spirituelles que nous constatons tous au sein du peuple de Dieu.

En ces matières donc, où chacun doit chercher à suivre l’Esprit Saint et sa conscience, de façon aussi éclairée que possible, il faut se souvenir et vivre vraiment, tous ensemble, le grand conseil attribué à saint Augustin, « In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas », que l’on peut traduire ainsi : « Sur l’essentiel, l’unité ; pour le reste, la liberté ; en tout, la charité. »

L’équipe de Marie de Nazareth


Au-delà des raisons d'y croire :

La lecture des dix tomes de l’Évangile tel qu’il m’a été révélé et des descriptions précises qu’ils contiennent donne l’impression extraordinaire d’être aux côtés de Jésus dans les moments les plus importants de sa vie, un peu comme les apôtres l’étaient ; il s’agit d’une expérience très forte, originale et marquante qui a conduit à d’innombrables conversions et un approfondissement de la foi chrétienne.


Aller plus loin :

  • Le site encyclopédique de François-Michel Debroise, qui est vraiment une mine de renseignements et de confirmations : www.maria-valtorta.org.

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