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Les visionnaires

Italie, Israël

XXème siècle

Les tours de Jezreel dans les écrits de Maria Valtorta

La mystique catholique italienne Maria Valtorta reçoit entre 1943 et 1954, plus de 600 visions de la vie de Jésus en Terre Sainte. Si Pie XII demanda leur publication, elles furent mises à l’Index à la mort du pape à l’instigation de quelques censeurs du Saint-Office qui n’y voyaient qu’un simple « roman ». Il faudra attendre les décennies suivantes pour que des chercheurs vérifient un à un les milliers de détails factuels qu’elles contiennent et constatent leurs extraordinaires exactitudes. Nous donnerons ici l’exemple des tours et du mur d’enceinte de la ville de Jezreel (Esdrelon) redécouverts, de manière fortuite, dans les années 1980 et documentés par les archéologues dans les années 1990.

Les raisons d'y croire :

Ces informations furent révélées avant d’être connues et confirmées, de manière fortuite, par les scientifiques.

Synthèse :

Maria Valtorta est une mystique catholique italienne née en 1897 et décédée en 1961. Alors qu’elle a rejoint le tiers-ordre des Servites comme tertiaire et mène une vie de prière retirée du monde dans sa maison de Viareggio, clouée à son lit en raison de souffrances physiques continues, elle reçoit de 1943 à 1954 des centaines de visions et de dictées de la part du Christ, de Marie, de certains saints ou encore de son ange gardien.

Parmi ses « révélations privées », il lui est notamment donné de revoir la vie de Jésus en détail à travers plus de six cents visions immersives. Traduites en 29 langues, elles sont aujourd’hui disponibles en français sous le titre L’Évangile tel qu’il m’a été révélé.

À la demande de Jésus, elle décrit avec minutie les scènes (topographie, architecture, us et coutumes, faune, flore, conditions météorologiques, observations astronomiques…), dépeint les personnes (nom, origines, fonctions, physionomie, tempérament…) et retranscrit, mot à mot, leurs dialogues. Ce sont ainsi quelque neuf mille pages manuscrites qu’elle couvre en l’espace de quatre ans.

Elle reçoit également de nombreux enseignements théologiques, cosmogoniques et pastoraux d’une profondeur saisissante réunis dans six autres volumes, et entretient une importante correspondance avec son directeur spirituel, le père Romualdo Maria Migliorini, avec Mgr Alfonso Carinci et avec la carmélite mère Teresa Maria de Saint Joseph.

Par ces révélations, Jésus lui dit vouloir mieux être connu des âmes, soutenir ses prêtres dans leur ministère et réévangéliser le monde. Mais la publication de ses écrits est mouvementée.

Informé, le pape Pie XII prend le temps, entre 1947 et 1948, de consulter la vie de Jésus transcrite par Maria Valtorta. Suite à quoi, il convoque le jeudi 26 février 1948 en audience spéciale le père Migliorini, accompagné de deux témoins : son confrère le père Berti et leur prieur, le père Cecchin. Le pape conclut la rencontre en donnant cette consigne : “Publiez l’œuvre telle quelle. Il n’y a pas lieu de donner une opinion quant à son origine, qu’elle soit extraordinaire ou non. Ceux qui liront comprendront.” Puis, il ajouta : “on entend parler de tant de visions et de révélations ! Je ne dis pas que toutes sont vraies, mais certaines d’entre elles pourraient l’être.” (Propos rapportés sous serment par le père Berti dans son témoignage écrit du 8 décembre 1978, et le père Cecchin auprès du père Peter Mary Rookey.)

Mais au même moment quelques personnes du Saint-Office sont persuadées que cette œuvre n’est qu’un simple roman cherchant à se faire passer pour révéler. Dès lors, ils s’emploient avec zèle à entraver sa diffusion : ils exercent successivement des pressions sur Mgr Michele Fontevecchia, Mgr Biagio Musto et le cardinal Giuseppe Siri pour les empêcher d’accorder leur imprimatur au texte, ils tentent de récupérer les originaux pour les faire disparaître et, enfin, l’année suivant la mort du pape, placent cette vie de Jésus à l’Index des livres interdits le 16 décembre 1959. Dans l’explication qu’ils donnent à cette occasion, les censeurs réaffirment n’y voir qu’un roman, avançant que, selon eux, dans le futur, « les spécialistes des études bibliques trouveront certainement beaucoup d’erreurs historiques, géographiques et autres » (L’Osservatore Romano du 6 janvier 1960).

Or, c’est exactement l’inverse qui va passer au fil des décennies suivantes. En effet, après le décès de Maria Valtorta, des chercheurs de différents pays vont commencer à éplucher, ligne à ligne, les milliers de pages laissées par Maria Valtorta pour vérifier les détails qu’elles contiennent.

Prenons l’exemple des quatre tours de la ville de Jezreel (ou Esdrelon en grec).

Maria Valtorta mentionne au chapitre 479 de l’œuvre que la ville de Jezreel est ceinturée d’une enceinte fortifiée et quadrillée par quatre tours. Elle écrit :

« Des tours, qui servent à je ne sais quoi, se trouvent aux quatre coins de Jezréel. Elles doivent être déjà vieilles au moment où je les vois. On croirait quatre géants renfrognés que l’on a placés là pour servir de geôliers à la petite ville, située sur une hauteur qui domine la plaine. Celle-ci est en train de disparaître dans l’ombre précoce d’une soirée nuageuse.

"Grimpons sur cette pente près de la tour. Nous verrons toute la route sans être vus. Il y a de l’herbe pour s’étendre, et le perron devant la porte nous accueillera, s’il pleut" dit Jésus.

Ils montent, et s’asseyent sur un muret très bas, à moitié en ruines, à une dizaine de mètres de la tour. On dirait un rempart construit autrefois autour de cette grosse tour. Mais il est presque entièrement éboulé, et une herbe épaisse en recouvre les décombres, avec de grandes chutes de liserons sauvages et une quantité d’autres plantes aux larges feuilles poilues, dont je ne connais pas le nom, mais qui sont particulières aux ruines. » (L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, 479.4)

Or, l’Ancien Testament ne mentionne qu’une seule tour à « Yizréel » en 2 R 9, 17. Si Maria Valtorta s’était appuyé sur le texte biblique, pour écrire son récit de la vie de Jésus, elle aurait probablement parlé d’une seule tour. Mais, elle est affirmative : elle en voit bien quatre. En 1987, soit vingt-six ans après le décès de Maria Valtorta, des ouvriers effectuant des travaux de construction sur la zone vont découvrir accidentellement les trois autres tours et le muret d’enceinte quadrillant une zone de 45.000 m². Celles-ci feront l’objet de fouilles archéologiques à partir de 1989.


En savoir plus :

Sources :

David Ussishkin & John Woodhead, Excavations at Tel Jezreel 1990–1991: Preliminary Report, Journal of the Institute of Archaeology of Tel Aviv University, vol. 19, n°1, 1992, pp. 3-56 : www.tandfonline.com/doi/abs/10.1179/tav.1992.1992.1.3

David Ussishkin & John Woodhead, Excavations at Tel Jezreel 1992–1993: Second Preliminary Report, Journal of the Institute of Archaeology of Tel Aviv University, vol. 26, n°1, 1994, pp. 1-48 : www.tandfonline.com/doi/abs/10.1179/lev.1994.26.1.1

David Ussishkin & John Woodhead, Excavations at Tel Jezreel 1994–1996: Third Preliminary Report, Journal of the Institute of Archaeology of Tel Aviv University, vol. 24, n°1, 1997, pp. 6-72 : www.tandfonline.com/doi/abs/10.1179/tav.1997.1997.1.6

valtorta.fr/troisieme-annee-vie-publique-de-jesus/jesus-et-jean-attendent-les-paysans-de-yokhanan.html

David Ussishkin, Jezreel, Where Jezebel Was Thrown to the Dogs, Biblical Archaeology Review, juillet-août 2010.

Article : Maria Valtorta. Un miracle intégral pour notre temps (https://edifiant.fr/maria-valtorta/)

Lire le chapitre 479 de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé : valtorta.fr/troisieme-annee-vie-publique-de-jesus/jesus-et-jean-attendent-les-paysans-de-yokhanan.html

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