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TOUTES LES RAISONS DE CROIRE
Des juifs découvrent le Messie
n°132

1958

Un juif découvre le Messie à la suite de la guérison miraculeuse de sa mère : Patrick Elcabache

Patrick Elcabache, cousin du célèbre journaliste, est juif – comme toute sa famille –, et vit en Algérie. Il ne connaît pas Jésus mais, un jour, ses parents décident de louer une grande pièce inoccupée de leur maison à un pasteur, qui en fait une église. Un an plus tard, la mère de Patrick tombe gravement malade. Alors qu’elle est mourante, sa famille accepte que le pasteur vienne prier sur elle « au nom de Jésus ». Sa guérison « surnaturelle » entraîne sa « conversion » à « Yechoua Ben David » et surprend sa famille. Mais c’est seulement quelques années plus tard que Patrick se convertit à son tour, après la lecture d’Isaïe 53 : « Alors, j’ai vraiment compris que c’était de Jésus que parlait Isaïe. Il est mort pour nous sauver. Il est le Messie, le Fils du Dieu vivant. À la place du mensonge, il a mis la vérité ; à la place de la haine, il a mis l’amour. »

© iStock/Getty Images Plus/shuang paul wang
© iStock/Getty Images Plus/shuang paul wang

Les raisons d'y croire :

  • Le témoignage filmé de Patrick Elcabache, publié par la chaîne Juifs pour Jésus, est vraiment fort, touchant et très crédible.
  • La guérison instantanée de sa mère, en 1958, grâce à la prière du pasteur, a été ressentie comme « surnaturelle » parce qu’elle était atteinte de fièvre typhoïde, maladie qui conduit à la mort 80 à 90 % des malades. Elle a été guérie immédiatement à l’occasion de la prière « au nom de Jésus », sans aucun traitement, alors qu’elle était vraiment en fin de vie (cf. vidéo à partir de 7 min 00). Une guérison complète qui lui permettra de vivre en pleine santé encore 54 ans, jusqu’en2012 (elle atteint alors l’âge de 97 ans).

  • Ce contexte a permis à Patrick Elcabache de se poser la question de Jésus. Il a ensuite eu l’occasion de lire de manière ouverte le chapitre 53 d’Isaïe, qui est effectivement une énorme raison de croire en la vérité de la Rédemption apportée par le Christ, puisque le sens de sa Passion et de sa Résurrection est très fortement présent dans ce texte écrit plusieurs siècles avant l’événement (cf. vidéo à partir de 10 min 00).

Synthèse :

Voici le témoignage de Patrick Elcabache, que vous pouvez retrouver dans la vidéo publiée sur la chaîne YouTube Juifs pour Jésus (12 minutes) :

« La première fois que j’ai entendu parler de Jésus, c’était dans une cour d’école. Je jouais avec des enfants de mon âge, et j’ai entendu que l’on disait de moi : « Avec lui, il ne faut pas jouer parce qu’il est juif. Il a crucifié le Christ. » C’était la première fois que j’entendais parler de Jésus.

En raison de la profession de mon père, qui travaillait dans les Eaux et forêts, nous avons déménagé, avec mes parents, dans un poste avancé en Algérie. Mon père était responsable d’un secteur de terre, de bois, etc. C’était la période de la montée du FLN. L’Algérie voulait son indépendance, et mon père est tombé dans une embuscade ; il a été assassiné. C’était en 1957. Ce drame a été terrible pour ma mère et pour moi, et nous sommes revenus dans la maison familiale de mon grand-père maternel.

Mon grand-père était rabbin dans la ville de Mostaganem. On habitait alors dans une grande maison, avecplusieurs membres de la famille de ma mère. En Algérie, le mode de vie était un peu tribal, c’est-à-dire que les grands-parents, les parents et les enfants vivaient ensemble.  Au rez-de-chaussée de cette maison se trouvait un grand local désaffecté. Certainement pour des raisons financières, ma famille a mis ce local en location.

Un soir, un monsieur a frappé à la porte, parce qu’à l’époque, on ne passait pas par les agences : pour louer, on s’adressait directement aux propriétaires. Ce monsieur est entré dans la maison en me disant : « Je suis pasteur et je vois qu’il y a un local à louer. Je voudrais ouvrir une église évangélique "Assemblée de Dieu". » Nous avons bien réfléchi à sa demande, mais, à partir du moment où le loyer était payé, pourquoi pas ? Il s’est donc installé et a créé une église dans cette salle. Le bas de la maison devint ainsi une salle de culte et de réunions diverses. Et, dans la partie supérieure, mon grand-père, qui était rabbin, avait une chambre haute dans laquelle, tous les matins, il portait les tefillin et faisait les prières juives indispensables à la vie d’un rabbin. Nous avons vécu ainsi pendant un an.

Et puis, au bout d’un an, ma mère est tombée gravement malade. On ne savait pas ce qu’elle avait. Les médecins se sont succédé à son chevet, et leur pronostic était sombre. Quand on dit que le pronostic est sombre, c’est qu’en général, il n’y a plus d’espoir. Elle avait été isolée dans la maison et allait certainement mourir. C’est arrivé aux oreilles du pasteur, en bas, qui est monté un soir, alors que nous étions réunis en famille, et nous a dit : « Écoutez, je sais qu’il y a une fille d’Israël qui est en train de mourir, et je voudrais prier pour sa guérison, mais je prierai au nom de Jésus. » Il a dû y avoir un moment de silence, certainement, où tout le monde a dû examiner cette demande. Mais devant la mort, on s’incline.

Pourquoi pas au nom de Jésus ? Cet homme a donc prié. Et quand il a prié, je pense qu’il n’a peut-être pas tout à fait mesuré ce qui allait se passer, car ma mère a été guérie. Elle n’est décédée qu’en mars 2012, alors qu’elle entrait dans sa 97e année. Ce que je vous raconte s’est passé en 1958.

On a découvert après qu’elle avait contracté une fièvre typhoïde. En lisant des coupures de journaux, nous avons compris que la fièvre typhoïde entraînait vers la mort dans 80 à 90 % des cas. Elle a été guérie sans additif, sans médicament, sans rien, d’une façon surnaturelle, et elle a compris, ce jour-là, que Jésus était le Messie, que c’était lui qui l’avait guéri, qu’il était « Yechoua ben David », le Fils du Dieu vivant. Elle est descendue d’un étage, et s’est retrouvée dans cette salle chrétienne, où on louait le Seigneur Jésus et le Père avec l’aide du Saint-Esprit.

Moi, j’ai vu ce qui s’est passé. Une partie de la famille, d’ailleurs, a constaté les faits : on ne pouvait pas nier ce qui s’était passé. La foi nouvelle de ma mère a été respectée dans toute la famille, parce qu’elle était veuve et que le veuvage est très respecté dans la religion juive. Elle n’a pas été rejetée ni chassée. Elle est vraiment restée debout dans sa famille, avec ce témoignage de foi que Jésus est le Messie.

Quant à moi, je suivais de loin, mais je ne croyais pas. Je ne pensais pas que Jésus était né d’une vierge ; pour moi, ça ne tenait pas debout. Mais, dans le fond de mon cœur, je tenais le raisonnement suivant : si je trouve dans l’Ancien Testament des choses qui annoncent le Messie, qui annoncent Jésus, alors je me tournerai vers lui.

Après les événements de 1962, l’Algérie a obtenu son indépendance, et nous sommes venus ici, en France. Je ne fréquentais pas vraiment les milieux chrétiens, mais, un jour, j’ai été invité dans une réunion, et il y avait un homme qui parlait du salut en Jésus. À un moment donné, il a dit : « Si vous voulez vraiment comprendre que, dans l’Ancien Testament, tout annonce la venue du Messie, relisez Isaïe 53. »

Quand je suis rentré chez moi, après cette rencontre, j’ai lu Isaïe 53. Et là, j’ai compris que c’était de Jésus que parlait Isaïe. C’était Jésus qui était mort sur la Croix pour moi. Et, comme je l’avais entendu plusieurs années auparavant, j’ai compris la prophétie, c’est-à-dire que, si Jésus est mort pour nous, s’il a été crucifié, c’est pour nous sauver, pour nous éviter le châtiment éternel, la mort éternelle.

Alors, j’ai vraiment compris que Jésus-Christ était le Messie, le Fils du Dieu vivant. Cela change complètement notre vie, et a changé ma vie.

Tout a changé d’une façon merveilleuse. Cela ne veut pas dire que l’on n’est pas confronté à des luttes ou en proie aux vicissitudes de la vie, mais on trouve des solutions en Jésus. Il est notre solution : à la place du mensonge, il a mis la vérité ; à la place de la haine, il a mis l’amour ; à la place de la mort, il a mis la vie. »

Olivier Bonnassies


Au-delà des raisons d'y croire :

Les juifs qui en viennent à reconnaître Jésus comme le Messie d’Israël sont de plus en plus nombreux, et leur apport est très important pour comprendre toute la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur du mystère du Christ.


Aller plus loin :

Le magnifique témoignage vidéo de Patrick Elcabache (12 minutes).


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