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TOUTES LES RAISONS DE CROIRE
Lacrimations et images miraculeuses
n°598

Campanie (Italie) et Brésil

1894 – 1953

L’image de la Sainte Face du Christ saigne par trois fois à Airola

Au début du XXe siècle, la vie de Maria Concetta Pantusa est celle d’une chrétienne exceptionnelle et d’une mystique rare. Ayant une dévotion particulière pour la Sainte Face de Jésus, elle a à cœur de faire connaître le visage du Christ et son amour infini et miséricordieux pour les hommes. En 1947, à Airola (Campanie, Italie), du sang sourd de plusieurs images représentant le visage de Jésus, à commencer par l’image que Maria Concetta conserve chez elle. Jusqu’à sa mort, le 27 mars 1953, la confiance en Dieu dont elle fait preuve au milieu de terribles épreuves (maltraitance de son père, veuvage, cécité, paralysie, etc.), le mode héroïque sur lequel elle a vécu les vertus chrétiennes et la portée évangélique de sa vie font d’elle un témoin exceptionnel de l’amour de Dieu.

Visage de Jésus, obtenu par les ingénieurs de la NASA en 1978, à partir du Suaire de Turin. / © CC0, www.traditions-monastiques.com
Visage de Jésus, obtenu par les ingénieurs de la NASA en 1978, à partir du Suaire de Turin. / © CC0, www.traditions-monastiques.com

Les raisons d'y croire :

  • Les phénomènes extraordinaires qui jalonnent l’existence de la bienheureuse ont été vérifiés à la fois par ses parents, par le curé de Celico, par les villageois, par les religieuses (clarisses) d’Airola, par de nombreux ecclésiastiques du diocèse de Bénévent et par des médecins. Nombre d’entre eux ont été incorporés au dossier canonique lors du procès en béatification, ce qui signifie qu’il y a plusieurs témoignages fiables concordants à leur sujet.
  • Le 17 février 1947, du sang jaillit d’une image de Jésus lui appartenant – une reproduction du visage du Christ visible sur le Linceul de Turin. Attesté par des dizaines de personnes du village, le phénomène dure trois heures et est ensuite constaté par le clergé diocésain. Il se reproduit le 28 février, puis une troisième fois, le 4 mars.
  • « C’est la Sainte Face trois fois sanglante », dit Jésus à la bienheureuse, et il ajoute au sujet des péchés des hommes : « Priez ! Réparez ! Compensez ! » Le message délivré est tout évangélique, invitant à la prière et à la pénitence.

  • Jésus demande aussi la large diffusion de l’image afin qu’elle soit « dans le cœur et l’âme de chaque chrétien » pour faire connaître son « amour miséricordieux et infini ». Cette année-là et les suivantes, plusieurs images de la Sainte Face vont exsuder du sang, comme celle de Maria Concetta.

  • Maria Concetta est une stigmatisée authentique. Les plaies qu’elle porte pendant plusieurs années (seize ans en ce qui concerne la blessure du cœur) n’ont rien de commun avec des blessures naturelles : elles ne s’infectent jamais ni ne suppurent ; les douleurs qu’elles provoquent ne suivent pas une évolution habituelle, mais elles varient en fonction du calendrier liturgique, devenant insupportables chaque vendredi et pendant la Semaine sainte. De plus, ces plaies, examinées par plusieurs équipes de médecins pendant de longs mois, se sont refermées sans aucune intervention humaine, contre toute prévision possible.
  • Maria Concetta bénéficie de plusieurs visions. Lors de l’une d’elles, elle « voyage » au purgatoire, dont elle fera plus tard une description étonnante, d’une précision inexplicable et d’inspiration biblique. Ce récit excède de très loin ses maigres connaissances naturelles – son père n’a pas permis qu’elle suive la moindre formation religieuse, ni qu’elle soit scolarisée. Maria Concetta raconte aussi les personnages historiques qu’elle y a rencontrés, mais dont elle ne pouvait soupçonner l’existence… Autant de détails précis et vérifiables contredisent à tout jamais l’hypothèse d’un récit imaginaire.
  • Au-delà de l’aspect merveilleux des grâces reçues, cette femme manifeste sa vie durant une bonté, une patience, une humilité et une sagesse exemplaires, à tous niveaux. La manière spirituelle, pleinement confiante en la providence divine, dont elle supporte les excès de son père (violences, abus de pouvoir, comportement tyrannique…) laisse sans voix.
  • La charité de Maria Concetta en faveur des plus pauvres est un fait connu de tous. Malgré les obstacles qu’elle rencontre pour vivre sa foi (son père l’en empêche), elle n’a pas délaissé un seul instant son apostolat auprès des démunis de sa région.
  • Jamais personne n’a relevé la moindre tromperie ni le moindre manque de transparence de la part de Maria Concetta.
  • L’itinéraire, la personnalité et les sentiments religieux de Maria Concetta n’ont rien de ceux d’une personne déséquilibrée, exaltée ou mythomane. C’est une femme simple, sans instruction, qui s’en remet pour tout à Dieu et à son confesseur, et qui accepte avec joie de devenir membre d’un tiers ordre franciscain au sein duquel elle honore les règlements, suit fidèlement les cérémonies et s’imprègne au fil du temps de la spiritualité de saint François d’Assise.

Synthèse :

Née à Airola, en Campanie (Italie), le 3 février 1894, Maria Concetta Pantusa est la fille aînée de Giulietta et de Pasquale Pantusa. Son père est un homme impulsif, parfois violent, qui rejette l’éducation chrétienne qu’il a reçue et qui, malgré tout, feint d’être croyant jusqu’au jour de son mariage avec la mère de la bienheureuse, Giulietta.

Son aversion pour la foi catholique va loin : il interdit à sa fille aînée de recevoir le baptême. Mais Giulietta parvient à l’amener secrètement aux fonts baptismaux, avec l’aide d’une famille de confiance et du curé de la paroisse de Celico, don Vincenzo Lettieri.

De la même manière, la future bienheureuse est empêchée de faire sa première communion : son père l’a décidé ainsi. Celui-ci va jusqu’à menacer de mort le curé du village s’il accepte de donner la communion à sa fille !

Mais la crise la plus pénible a lieu quelques années plus tard, lorsque Maria Concetta lui demande la permission d’entrer au couvent. Cette fois, Pasquale réagit violemment. Puis, devant émigrer au Brésil pour des raisons professionnelles, il l’informe, sans s’enquérir de sa volonté, qu’elle l’accompagnera pour s’occuper de ses affaires. L’homme espère que sa fille, loin de son pays natal et loin de sa mère, finira par changer d’avis et consentira à se marier. Au Brésil, Maria Concetta est littéralement prisonnière de son père. Lorsque Pasquale est au travail, elle est enfermée dans sa petite maison ; celui-ci l’insulte quelquefois et profère à son encontre jurons et malédictions diverses.

Un jour, le père rentre à la maison accompagné d’un jeune brésilien qu’il verrait bien devenir le mari de sa fille. Maria Concetta a passé sa journée à prier que le Ciel la préserve d’un tel drame et qu’il lui porte secours, afin que son désir de n’appartenir qu’à Jésus se réalise. Tombant nez à nez avec son père et l’invité surprise, la bienheureuse a un petit mouvement de recul. Puis elle tombe soudainement en extase, au cours de laquelle elle a une vision : en un éclair, elle apprend ce que son avenir lui réserve. Elle se mariera d’abord à un Italien : « Est-ce possible, se demanda-t-elle ? Pourquoi un Italien, un émigré au Brésil ? », puis il faudra qu’elle laisse faire le Seigneur.

Quelques semaines plus tard, un jeune cheminot émigré des Pouilles, portant le nom de Vito De Marco, frappe au domicile de Pasquale. Le jeune homme évoque auprès du maître de maison des connaissances communes dans le sud de l’Italie et des parents qui lui ont conseillé de venir à lui pour s’installer au Brésil. Vito tombe follement amoureux de Maria Concetta. Le jour de Noël 1914, ils se marient, comme la vision l’avait prédit. Ce jour-là, pour la première fois de sa vie, Maria Concetta peut s’approcher de l’eucharistie. L’année suivante, le 28 octobre 1915, un enfant naît de cette union : Maria Carmela. En 1916, le ménage, leur fille et Pasquale retournent en Italie. La Première Guerre mondiale ravage l’Europe et l’Italie est entrée dans le conflit. Vito, appelé sous les drapeaux, est tué sur le front. Maria Concetta se retrouve veuve.

Abandonnant ses derniers scrupules vis-à-vis de l’autorité paternelle, elle se lance à corps perdu dans un apostolat extraordinaire en faveur des pauvres. C’est une révélation pour elle, et une joie sans pareille de servir le Christ dans les plus démunis. Bien qu’analphabète (son père s’est aussi opposé à sa scolarisation), elle prend bientôt la tête des « Filles de Marie », cercle catholique organisant des actions de charité. Elle a le soutien du curé de sa paroisse, qui discerne en elle une âme exceptionnelle.

À cette époque, elle commence à être gratifiée de charismes extraordinaires : extases, don de prophétie, lévitation… Parfaitement au courant de ces faits, le curé reste discret et accompagne Maria Concetta sur le plan spirituel. Un jour de 1926, le Christ lui apparaît dans une belle clarté, et lui annonce qu’elle va perdre la vue, mais qu’elle doit garder l’espérance en Dieu. Effectivement, lorsqu’elle revient à elle, la bienheureuse est devenue aveugle ; de surcroît, elle est paralysée des membres inférieurs. Ce phénomène va durer une année complète sans qu’à aucun moment, elle ne se plaigne ni ne cherche à obtenir l’aide des médecins. L’année suivante, presque jour pour jour, elle est guérie soudainement par la Vierge Marie, à qui la bienheureuse ne cesse de se confier.

Son père la chasse alors de chez lui, sans qu’elle ait le temps de reprendre ses occupations à la paroisse. Pendant quelque temps, elle subvient à ses besoins comme servante de cuisine chez les sœurs des Sacrés-Cœurs de Redipiano, où les gens l’accueillent avec bienveillance. En mai 1930, en compagnie de sa fille Maria Carmela et de sa sœur Speranza Elena Pettinato, elle quitte son village natal et gagne Airola, pour demander son admission au monastère des clarisses de la ville. Malheureusement, les religieuses d’Airola ne peuvent accueillir que Maria Carmela. Sa foi est indestructible : prenant sur elle, priant pour sa sœur et sa fille, elle se rend sans attendre chez l’évêque du diocèse de Bénévent, Mgr Luigi Lavitrano, futur cardinal, pour lui expliquer sa situation. Le prélat est un homme bon, conscient des malheurs de maints de ses contemporains. Il accueille Maria Concetta chaleureusement et perçoit chez elle une flamme intérieure incomparable. Dans les mois qui suivent, il lui confie la direction d’un jardin d’enfants. Une amitié spirituelle est née.

Le 1er août 1936, tandis qu’elle prie, Maria Concetta, devenue membre d’un tiers ordre franciscain, reçoit les stigmates de la Passion pour la première fois. Elle est en extase lorsque Jésus lui apparaît, rayonnant d’une lumière surnaturelle. Après un moment de joie intense, elle ressent une douleur aiguë dans les mains, les pieds et la poitrine. Lorsqu’elle reprend ses esprits, elle remarque que du sang coule de ses blessures. Les blessures des mains et des pieds seront visibles jusqu’à la fin 1939 ; la plaie du côté, très longue, large et profonde, ne disparaîtra qu’en 1952.

Bien d’autres manifestations surnaturelles ont lieu au cours de sa vie. Le 17 février 1947, du sang coule subitement d’une image de la Sainte Face de Jésus (une reproduction de celle du Linceul de Turin), jaillissant de la tête et des yeux, pendant près de trois heures. « Sœur Concetta » (comme on l’appelle, bien qu’elle ne soit pas religieuse) a dit que Jésus l’avait fait pour les péchés des prêtres et de tous les hommes. Le même phénomène se répète le 28 février et, pour la troisième fois, le 4 mars. « C’est la Sainte Face trois fois sanglante », dit Jésus à la bienheureuse, en ajoutant : « Priez ! Réparez ! Compensez ! ». Il ajoute : « Ma fille bien-aimée, je veux que vous fassiez une très grande diffusion de mon image. Je veux entrer dans chaque famille, convertir les cœurs les plus durs. Apporte-les dans les hôpitaux et les refuges, dans les écoles et les jardins d’enfants. Parle à tous de mon amour miséricordieux et infini. Je veux que mon visage parle au cœur de tous, et que mon image soit imprimée dans le cœur et l’âme de chaque chrétien, qu’elle brille de la divine splendeur, alors qu’aujourd’hui elle est gâchée par le péché. »

Cette année-là et les suivantes, plusieurs images de la Sainte Face vont exsuder du sang ; les témoins ont aussi noté l’apparition de « roses fraîches et parfumées » à proximité de la bienheureuse. Au cours d’une vision, Jésus a appelé la maison de Maria Concetta à Airola « la maison des roses ». De nombreuses personnes sentent un parfum merveilleux en la rencontrant.

Dans les dernières années de sa vie, Maria Concetta est gratifiée de visions extraordinaires : Jésus, Marie, son ange gardien (sous l’aspect d’un être humain), saint Paul de la Croix, sainte Gemma Galgani († 1903), sa compatriote), et d’autres saints se manifestent régulièrement à elle. Elle a également des visions du purgatoire.

Tombée malade en 1952, elle reste clouée au lit pendant deux mois. Elle s’en sort temporairement mais son organisme est fatigué. Maria Concetta quitte cette terre le vendredi 27 mars 1953 à 15 heures, un Vendredi saint… Son corps repose d’abord dans la maison de la Sainte Face à Airola, via Monteoliveto, 33. Des centaines de personnes viennent lui rendre un dernier hommage.

Patrick Sbalchiero, membre de l’Observatoire international des apparitions et des phénomènes mystiques.


Au-delà des raisons d'y croire :

Le 10 février 2007, sa cause de béatification est officiellement introduite. Par décret du 21 avril 2021, la Congrégation pour la cause des saints reconnaît la validité de l’enquête diocésaine « sur la vie, les vertus, la réputation de sainteté et les signes » de la servante de Dieu Maria Concetta Pantusa, mère de famille et tertiaire franciscaine.


Aller plus loin :

Ulderico Parente, La Serva di Dio Maria Concetta Pantusa. Una madre di famiglia testimone del Vangelo, Velar, 2013.


En savoir plus :

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