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TOUTES LES RAISONS DE CROIRE
Miracles eucharistiques
n°174

Lanciano (Italie, Abruzzes)

750

Jésus se laisse voir dans l’eucharistie à Lanciano

En 750, lors d’une messe célébrée à Lanciano par un prêtre doutant de la présence réelle du Christ dans l’eucharistie, l’hostie se métamorphose en un morceau de chair, et le vin du calice en sang humain qui coagule en quelques minutes. Le miracle de Lanciano n’a trouvé à ce jour aucune explication naturelle, bien qu’il ait focalisé l’attention de nombreux chercheurs et scientifiques à travers le monde. Son authenticité a été reconnue à cinq reprises par l’Église catholique

La cathédrale de Lanciano. / © Shutterstock, Andrew Mayovskyy
La cathédrale de Lanciano. / © Shutterstock, Andrew Mayovskyy

Les raisons d'y croire :

  • Les reliques eucharistiques sont absolument identiques à ce qu’elles étaient en 750, inchangées depuis treize siècles, malgré l’exposition aux agents atmosphériques et biochimiques, ce qui est en totale contradiction avec les lois naturelles.
  • Plusieurs analyses scientifiques ont été réalisées avec sérieux. Elles ont déterminé que le sang de Lanciano est du même groupe que celui du Linceul de Turin (AB). Elles ont également déterminé que la chair de l’eucharistie de Lanciano ne provient pas de n’importe quelle partie du corps : il s’agit d’un tissu musculaire provenant d’un cœur humain.
  • Malgré 500 examens décidés par l’Organisation Mondiale de la Santé, nul n’est en mesure de comprendre le processus de la transformation d’une hostie et d’un peu de vin de messe en un tissu musculaire cardiaque et en sang humain.
  • Le prodigieux miracle de Lanciano est admirable dans sa matérialité, mais il est aussi exceptionnellement fructueux dans le domaine spirituel : conversions d’athées, guérisons inexpliquées de maux organiques, confessions en nombre, etc.
  • Malgré les vicissitudes de l’histoire, en particulier pendant l’occupation de la région par les troupes de Napoléon, les espèces eucharistiques miraculeuses n’ont souffert d’aucun dégât.
  • Depuis le VIIIe siècle, l’Église catholique encourage et soutient le pèlerinage de Lanciano, et a reconnu les faits à cinq reprises.

Synthèse :

En 750, un moine basilien (grec de rite latin) célèbre la messe dans l’église San Legonziano de Lanciano (Italie, Abruzzes), près de Chieti, sur la côte Adriatique. Après la consécration eucharistique, un doute submerge le prêtre quant à l’authenticité de la présence réelle du Christ sous les espèces du pain et du vin.

En un éclair, l’hostie se métamorphose en un morceau de chair sanguinolent, et le vin du calice en un liquide rougeâtre en tous points semblable à du sang : au total, cinq caillots inégaux qui coagulent brièvement. Les sciences confirmeront plus tard que le morceau de chair est constitué de tissus cardiaques humains provenant vraisemblablement d’un homme mort peu auparavant ! C’est le premier prodige de ce type connu et parfaitement documenté dans l’histoire du catholicisme. En quelques heures, la nouvelle du prodige s’est répandue dans toute la région. Le prêtre grec et les fidèles présents ce jour-là dans l’église de Lanciano sont interrogés, et ils doivent prêter serment sur les Évangiles.

Au XIIe siècle, des moines bénédictins remplacent les basiliens ; ils sont à leur tour supplantés par des franciscains en 1253. Cinq ans plus tard, une nouvelle église est construite sur l’emplacement de l’ancien bâtiment où avait eu lieu le miracle en 750. Désormais, Lanciano est un vrai sanctuaire, capable d’accueillir, d’héberger et de soigner les milliers de pèlerins qui s’y rendent.

Un document public daté du XVe siècle décrit le miracle (qui date de l’an 755) avec maints détails, et explique l’extraordinaire état de conservation de ces reliques eucharistiques depuis le VIIIe siècle.   

En 1515, le pape Léon X érige Lanciano en évêché. Pie IV accorde à son évêque prélat le titre d’archevêque. En 1566, le clergé autorise les ostensions des reliques. Cette année-là, le franciscain Jean-Antoine de Mastro Renzo les met à l’abri face au péril de l’armée ottomane. Conservée dans un vase de cristal, déposé lui-même dans une armoire en bois fermée par quatre clés, à l’intérieur du couvent des franciscains, l’hostie miraculeuse est bientôt rendue à l’église de Lanciano, pour la plus grande joie des fidèles. Le 17 février 1574, l’archevêque de Lanciano, Mgr Rodriguez, procède à la reconnaissance des reliques. Trois autres authentifications suivront jusqu’en 1880. Autorités ecclésiastiques et pouvoirs politiques assistent aux cérémonies liées à ces actes canoniques.

Un manuscrit bilingue (grec et latin) rédigé sur papyrus, daté de 1734, indique que, au Moyen Âge, les espèces miraculeuses avaient retrouvé leur église d’origine après avoir été dérobées par deux moines basiliens de passage à Lanciano. Le Premier Empire ne porte guère atteinte aux reliques : bien que les franciscains aient été chassés de leur couvent à partir de 1809, lorsque Napoléon supprima les ordres religieux, le reliquaire n’a heureusement souffert d’aucune détérioration.

Le 16 septembre 1886, le cardinal Gaetano Alimonda, archevêque de Turin, informe Mgr Francesco Petrarca, archevêque diocésain, qu’il envoie à Lanciano un jésuite, Sanna Solaro, afin de reconnaître publiquement le miracle. En 1923, on crée un bel ostensoir en cristal pour y déposer les reliques miraculeuses. 

Puis vient le temps des expertises scientifiques, tout au long des XIXe et XXe siècles. Calice et patène sont scrutés dans le moindre détail. On prélève des échantillons de sang et de chair qui sont l’objet d’investigations très poussées. Du 18 novembre 1970 au 4 mars 1971, Mgr Perantoni, archevêque de Lanciano-Ortona, sollicite le docteur Odoardo Linoli, professeur d’anatomie et de chimie, chef de service à l’hôpital d’Arezzo, et le professeur Ruggero Bertelli, professeur d’histologie à l’université de Sienne, pour analyser des échantillons. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi et le ministre général des Franciscains leur accordent toute liberté. Le résultat est stupéfiant : le sang, d’origine humaine, est identique à celui du Suaire de Turin (groupe AB). Tous les examens histologiques confirment l’absence de produits pouvant servir aux embaumements ou aux momifications. En 1973, le Conseil supérieur de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ouvre une nouvelle enquête. Cinq centsexamens sont pratiqués en quinze mois, dont tous les résultats ne varient pas d’un iota par rapport à ceux de 1970-1971.

« La science, consciente de ses limites, s’arrête devant l’impossibilité de donner une explication au phénomène », conclut le rapport final. Observé par des milliers de témoins, le phénomène a été reconnu de façon publique par l’Église en 1574, 1637, 1770, 1886 et 1970. Jamais aucune enquête ni aucune personnalité n’ont remis en cause la vérité des faits. Papes, cardinaux et souverains sont venus prier à Luciano au cours des siècles, attestant par leur présence l’authenticité et l’importance du sanctuaire.

Patrick Sbalchiero


Au-delà des raisons d'y croire :

La portée spirituelle d’un tel miracle est considérable : il s’agit d’un signe évident de la présence réelle de Jésus dans l’eucharistie à chaque fois que la messe est célébrée. Dieu se sert de nos doutes pour convertir les cœurs.


Aller plus loin :

Raffaele Laria, I Miracoli eucaristici in Italia, Rome, Ed. Paoline, 2005.


En savoir plus :

  • Patrick Sbalchiero, « Miracles eucharistiques », dans Dictionnaire des miracles et de l’extraordinaire chrétiens, Paris, Fayard, 2002, p. 540-542
  • O. Linoli, « Ricerche istologiche, immunologische e biochimiche sulla carne e sul sangue del miracolo eucaristico di Lanciano », dans Quaderni Sclavo di Diagnostica, 7, Sienne, Grafiche Meini, 1971, p. 661-674 ; Silvio di Lullo, Lanciano e il miracolo eucaristico. Ricostruzione storica dell’avvenimento prodigioso, Florence, L’Autore Libri, 2006.
  • L’article de Jean Ladame, dans Prodiges Eucharistiques, éditions Familles et Eucharistie.           
  • Bruno Sammacicci, Le miracle eucharistique de Lanciano, traduit de l'italien par Roland Bourdariat, disponible en ligne.
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