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TOUTES LES RAISONS DE CROIRE
Les saints
n°117

Pologne

1905 – 1938

Sainte Faustine, apôtre de la divine miséricorde

Au XXe siècle, le Christ ressuscité visite une simple femme polonaise, Faustine, pour préparer le monde à son second avènement. Bénéficiant d'apparitions du Sauveur toute sa vie durant et écrivant fidèlement ce que Dieu lui demande, Faustine rappelle à tous une vérité biblique : le Christ a soif de voir revenir les pécheurs vers le Père et de déverser en eux sa miséricorde. Il lui confie souffrir grandement devant l'indifférence des âmes. Docile aux nombreux signes et paroles que Dieu lui donne et traversant avec héroïsme de profondes épreuves, Faustine devient apôtre de la divine miséricorde. Saint Jean-Paul II la canonise en 2000.

Sœur Faustine Kowalska. / © CC0/wikimedia
Sœur Faustine Kowalska. / © CC0/wikimedia

Les raisons d'y croire :

  • Phénomènes inhabituels dans l'histoire, les apparitions et les révélations du Christ font systématiquement l'objet d'un examen rigoureux par le magistère de l’Église. Les paroles du Christ rapportées dans le Petit Journal de Faustine ont été jugées conformes à la foi catholique. Il s'agit d'un message authentique et exceptionnel pour notre temps qui a donc été largement diffusé par les derniers souverains pontifes.
  • Malgré les visites régulières du Seigneur Jésus, de la Vierge, des anges, de saints, d’âmes du purgatoire et en dépit des douleurs des stigmates qu’elle porte cachés, Faustine mène extérieurement une vie très ordinaire, fidèle à la règle de son ordre. Cette discrétion contraste avec le message stupéfiant qu’elle porte pour le monde. Ce message ne peut donc être que le fruit d’une obéissance aimante à un ordre explicite venu de Dieu.
  • Alors que Faustine vit des extases, des prophéties, le don de lire dans les âmes, des bilocations…, elle n’y porte que peu d’intérêt, en affirmant que sa joie consiste dans une profonde union de sa volonté à celle de Dieu. Ce prodigieux détachement est le signe de son effacement devant l’œuvre de Dieu.
  • Le visage du Christ miséricordieux, peint en présence de sainte Faustine à Vilnius en 1934, a exactement les mêmes caractéristiques que celui du Linceul de Turin. D’ailleurs, le Christ atteste : « Mon regard sur cette image est le même que celui que j’avais sur la Croix » (Petit Journal 326, p. 81).
  • Comme le Seigneur Jésus est mécontent de certaines choses qui se passent dans le couvent de Faustine, l’hostie consacrée sort étonnamment du tabernacle pour se déposer dans les mains de la sainte. Mais elle la remet à sa place. Cette scène se déroule trois fois de suite. Face à cette insistance qui ne peut venir que d’une action surnaturelle, Faustine demande au Christ de ne pas quitter cette maison, puis répare la peine du Seigneur Jésus par trois jours d’adoration.
  • Alors qu'elle est plongée dans une nuit de la foi terrible, elle combat énergiquement contre des pensées de blasphèmes, ressent une aversion pour les sacrements, lutte contre le désespoir d'être rejetée de Dieu. Mais lorsqu'elle se livre entièrement à la divine volonté, ses tourments cessent curieusement.

Synthèse :

Faustine est née le 25 août 1905 dans un petit village du centre de la Pologne. À son baptême, elle reçoit le prénom d’Hélène. Ses parents prennent soin de l’éducation religieuse de leurs dix enfants. Durant l’occupation russe, son père se lève tôt en priant à voix haute afin d’enraciner dans l’âme de ses enfants la piété envers Dieu.

Dès l’âge de sept ans, Hélène reçoit la grâce de la vocation religieuse, et entend l’appel de Dieu à mener une vie plus parfaite en le suivant plus étroitement. Comme la jeune fille aide sa mère à la maison, elle ne peut suivre que trois années de scolarité primaire. Toutefois, malgré son peu d’instruction, ses proches témoignent qu’elle est douée dans les tâches qui lui sont confiées. En 1921, elle part servir à Łódź dans une famille amie. À dix-huit ans, à son retour chez elle, Hélène confie sa vocation à ses parents, qui ne veulent rien savoir. Elle repart pour Łódź travailler dans un magasin. En raison du refus de ses parents d’accepter sa vocation, Hélène essaie de faire taire la voix de la grâce, et son âme s’éprend des plaisirs mondains. Elle raconte dans son Petit Journal que refuser cet appel permanent fut pour elle une grande souffrance.

Mais, en juillet 1924, au cours d’un bal avec des amis, elle aperçoit soudainement Jésus, recouvert de plaies, se plaignant de son attitude : « Jusqu’à quand vais-je te supporter et jusqu’à quand vas-tu me décevoir ? » Secouée par cette vision, elle quitte la soirée et se rend dans la cathédrale. Là, allongée les bras en croix devant le Saint-Sacrement, elle supplie Dieu de toute son âme de lui montrer sa voie, si bien qu’elle entend clairement cette parole : « Pars tout de suite pour Varsovie. Là, tu entreras au couvent. » Cette expérience mystique du Christ bouleverse sa vie.

Elle obéit donc en avançant avec confiance dans cette vocation : « Avec une seule robe, sans rien, j’arrivai à Varsovie », écrit-elle. Lorsqu’elle descend du train, Hélène est prise de frayeur : elle ne connaît personne et ne sait où s’adresser ! Elle se tourne alors à la Vierge Marie : « Marie, conduis-moi, guide-moi. Aussitôt, j’entendis dans mon âme que je devais quitter la ville pour un village où je passerai la nuit en sûreté, ce que je fis et je trouvai tout comme la Mère de Dieu me l’avait dit. » Le lendemain, de très bonne heure, elle arrive à Varsovie et entre dans « la première église rencontrée » pour prier afin de connaître la volonté divine. Là, elle entend : « Va trouver ce prêtre et dis-lui tout, il te dira ce que tu dois faire. » En écoutant la jeune fille, le prêtre manifeste de l’étonnement devant cette situation inédite. Mais il lui demande d’avoir une grande confiance en Dieu qui décidera de son avenir.

Le prêtre l’envoie chez une dame jusqu’au moment de son entrée au couvent. Mais les obstacles ne manquent pas : Hélène frappe aux portes de plusieurs couvents, qui lui refusent son admission. Lasse, elle demande au Seigneur Jésus d’y mettre un peu du sien : « Aide-moi, ne me laisse pas seule. » Elle se présente ensuite chez les sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde dont la supérieure lui demande de voir avec le Maître de maison s’il l’accepte. Comprenant qu’il s’agit bien du Seigneur Jésus, elle file avec joie à la chapelle. Le bon Dieu lui accorde cette faveur : « Oui, j’accepte, tu es dans mon cœur. » En voyant tant de simplicité dans cette jeune fille, la supérieure lui annonce que, si le Seigneur Jésus la reçoit, elle fera de même.

Cependant, après la Première Guerre mondiale, la Pologne connaît une pauvreté endémique. Les monastères sont alors sans ressources. À la demande de la supérieure, Hélène travaille une année comme jeune fille au pair afin de gagner une dot pour devenir sœur de la Miséricorde. Elle trouve un emploi dans une famille aisée à Łódź afin d’y tenir le rôle de maîtresse de maison, et de s’occuper des enfants. Elle tient parole en apportant tous les mois son salaire. Là, les habitants découvrent chez elle des qualités humaines remarquables. Faisant preuve de responsabilité, elle se montre soigneuse et intelligente. Douée pour s’occuper des enfants, Hélène leur raconte de nombreuses histoires et en invente de drôles pour amuser les plus jeunes. Toujours gaie, elle est surnommée « la farceuse ».

Enfin, elle entre chez les sœurs le 1er août 1925. Toutefois, au bout de trois semaines, elle réfléchit sérieusement à partir pour une communauté plus stricte. Mais le Seigneur Jésus lui apparaît en lui disant : « Tu me causeras une telle douleur si tu quittes ce couvent. C’est ici que je t’ai appelée et y ai préparé de nombreuses grâces. » Recevant le prénom de sœur Marie Faustine du Saint-Sacrement, elle est envoyée dans différents couvents à Cracovie, Płock et Vilnius où elle accomplit avec entrain les tâches de cuisinière, vendeuse de pain, jardinière puis sœur portière durant treize années. À travers une vie extérieure très ordinaire, elle se montre réfléchie et silencieuse, observant parfaitement la règle de son ordre religieux. Toutefois, elle continue de recevoir régulièrement des visites du Seigneur Jésus. Il lui enseigne une voie de conversion pour préparer le monde entier à son retour en gloire. Ces révélations mystiques rappellent la dure réalité de l'enfer et des peines du purgatoire ainsi que la nécessité du repentir pour entrer dans la vie éternelle. Sœur Faustine participe à la Passion du Seigneur Jésus en recevant les stigmates de manière cachée.

Au moment d’une apparition du Christ miséricordieux, il lui demande : « Je veux que tu fasses mon portrait, que tu me peignes exactement comme tu me voies. » Le Seigneur Jésus poursuit sa requête : « Appelle ce tableau : Jésus, j’ai confiance en toi. » Mais, dès lors qu’il la voit trembler, il l’assure de sa paix et lui promet de lui envoyer un confesseur afin d’accomplir sa volonté sur la terre. Il lui demande aussi de faire instituer la fête de la Miséricorde dans toute l’Église. Jésus lui promet que l’âme qui honorera cette image ne sera pas perdue et obtiendra la victoire sur ses ennemis dès ici-bas. Il ajoute : « À l’heure de sa mort, moi-même, je la défendrai comme ma propre gloire. » Sœur Faustine converse régulièrement avec la Mère de Dieu, les anges, les saints ainsi que les âmes du purgatoire. Ce monde céleste est pour elle aussi réel que la vie matérielle qui l’entoure. Mais elle sait bien que sa joie réside dans une union profonde de sa volonté à celle de Dieu.

Après ses vœux perpétuels, prononcés le 1er mai 1933, elle note : « Je suis en lui et lui en moi. Dieu envahit tout mon être. » Faustine est progressivement atteinte de tuberculose des poumons et des intestins, ce qui l’oblige à faire des cures à plusieurs reprises dans des hôpitaux sanatoriums. En vérité, elle est choisie pour être apôtre de la divine miséricorde, et souffre comme victime d’expiation volontaire pour les pécheurs. Elle rappelle que Dieu est un être de bonté pour tout homme. Cette révélation est source de consolation et de courage pour puiser des grâces auprès du Christ sauveur. Elle meurt à Cracovie le 5 octobre 1938, à l’âge de trente-trois ans. Sainte Faustine est canonisée le 30 avril 2000.

Diane Suteau, auteur du roman Les Conquérants de lumière.


Au-delà des raisons d'y croire :

La diffusion du message de la divine miséricorde s’est déroulée exactement comme le Christ l’avait annoncé à Faustine. Lorsque le confesseur de sainte Faustine a prononcé sa première homélie sur l’infinie miséricorde du Seigneur, le tableau présent dans la chapelle a pris un aspect vivant et les rayons ont pénétré « dans les cœurs des gens rassemblés, mais pas dans la même mesure. Certains en recevaient plus, d’autres moins » (Petit Journal 417, p. 187).


Aller plus loin :

Sœur M. Faustine Kowalska, Petit Journal, Apostolat de la miséricorde divine, Paris, 2007.


En savoir plus :

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