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TOUTES LES RAISONS DE CROIRE
Marie
n°211

Éphèse

431

L’unanime reconnaissance de Marie « Mère de Dieu » sur la terre comme au Ciel

Les Saintes Écritures avaient prophétisé la venue d’une « Femme » (Gn 3,15) et d’une Vierge Mère (Is 7,14) : « Celle qui doit enfanter » (Mi 5,2) et engendrer un enfant qui sera appelé « Emmanuel », c’est-à-dire « Dieu avec nous » (Is 7,14), « Dieu fort » (Is 9,5), etc. À l’aube des temps nouveaux, Élisabeth, « remplie de l’Esprit Saint » (Lc 1,41), l’identifie la première à la Vierge Marie qu’elle reconnaît tout de suite comme « Mère de Dieu » : « Comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1,43).

Le titre de Theotokos, ou Dei Genitrix – littéralement « Celle qui engendre Dieu » –, communément identifié à Mater theou, « Mère de Dieu », a été confirmé solennellement lors du concile d’Éphèse en 431, après avoir été un temps contesté par Nestorius, patriarche de Constantinople de l’époque. Cette formulation géniale, qui parle en fait, d’abord, de Jésus, son Fils, « vrai Dieu et vrai homme », éclaire aussi d’une manière très spéciale le mystère de sa Mère. Bien qu’étant, comme nous, une humble créature, Marie fut élevée, comme l’enseigne saint Thomas d’Aquin, à « une certaine dignité infinie, dérivée du bien infini qu’est Dieu ». « Entre la Mère de Dieu et les serviteurs de Dieu, infinie est la distance », dit encore saint Bernard. Il s’agit en effet du titre le plus fondamental de la Vierge Marie, qui exprime avec beaucoup de concision et de justesse le lien spécial et tout à fait unique qu’elle a, pour l’éternité, avec le Verbe incarné.

Représentation du concile d'Éphèse, Notre-Dame de Fourvière à Lyon / © CC0
Représentation du concile d'Éphèse, Notre-Dame de Fourvière à Lyon / © CC0

Les raisons d'y croire :

  • Un enthousiasme unanime a suivi la proclamation dogmatique du concile d’Éphèse : elle fut reçue et célébrée dans toutes les Églises apostoliques d’Orient et d’Occident dans les années et les siècles qui ont suivi, générant d’innombrables prières, icônes, hommages, cathédrales, églises et sanctuaires dédiés à la Theotokos, jusqu’à Luther qui voyait en elle le « très précieux joyau, jamais assez loué ».

  • « Désormais, toutes les générations me diront bienheureuse » (Lc 1,48), avait prophétisé la Vierge Marie, car « le Puissant fit pour moi des merveilles » (Lc 1,49) à travers cette maternité divine acceptée par son « humble servante » (Lc 1,48) : et c’est bien ce qui s’est passé, dans tous les siècles, dans toutes les Églises et sur tous les continents, car jamais aucune créature n’a été à ce point glorifiée à la surface de la Terre, comme le décrit admirablement saint Louis-Marie Grignion de Montfort (Traité de la Vraie Dévotion, n° 8 et 9).

  • Le Ciel a aussi célébré et proclamé le titre de « Mère de Dieu » attribué à la Vierge Marie : il n’y a jamais eu aucune manifestation divine pour déconseiller ou critiquer cet usage. Bien au contraire, quantités d’apparitions, de communications et de révélations de Dieu dans toute l’histoire de l’Église n’ont cessé de le magnifier et de l’encourager partout et toujours (de Sainte-Marie-Majeure et du Puy-en-Velay à toutes les apparitions modernes, en passant par le don de l’hymne acathiste, de Constantinople, de Guadalupe, de Maria d’Agreda, etc.).

  • Ce fut le cas notamment au mont Athos, lorsque furent miraculeusement données du Ciel les extraordinaires paroles de l’« Axion Estin » qui sont désormais incorporées dans la liturgie de toutes les Églises orthodoxes : « Il est vraiment digne de te louer, sainte Mère de Dieu, toujours bienheureuse et toute immaculée, Mère de notre Dieu. Toi, plus vénérable que les Chérubins, et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins, toi qui, sans perdre ta virginité, enfantas le Verbe de Dieu, toi, véritablement Mère de Dieu, nous te magnifions»

  • C’est donc bien à la fois du Ciel et de la terre que sont venues unanimement toutes les confirmations de ce titre dogmatique extraordinaire, « fondement de tous les autres », (Benoît XVI) qui honore la Vierge Marie plus que toute autre créature.

Synthèse :

« À l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Écoute nos prières quand nous marchons vers toi », proclame, bien avant Éphèse, la plus ancienne prière chrétienne retrouvée sur un papyrus en Égypte, et datée du IIIe siècle. Mais comment un être créé peut-il être tenu pour Mère de l’Être incréé qu’est Dieu ? La foi nous apprend en effet que, si Dieu a tout fait, Lui, nul ne L’a fait. Comment une de ses créatures pourrait-elle être tenue pour sa mère ? La proposition paraît pour le moins étonnante et il faut expliquer comment les premiers chrétiens l’ont comprise et justifiée.

D’abord, saint Ignace d’Antioche († 107), troisième évêque d’Antioche après saint Pierre et Évode et disciple direct de saint Pierre et de saint Jean, réagit contre les gnostiques en affirmant haut et fort, dans ses lettres aux Éphésiens et aux Smyrniotes, les deux vérités essentielles à tenir : Jésus est né de Marie, et Jésus est Dieu. Saint Justin, ensuite, dans son Apologie, écrit vers 155 que le Fils de Dieu a été enfanté. Mais c’est saint Irénée, évêque de Lyon entre 180 et 200 environ, qui, dans sa Réfutation de la prétendue gnose au nom menteur, défend, par un discours rationnel fondé sur la sainte Écriture, cette vérité révélée, alors uniquement professée par ses deux devanciers. Comme Tertullien en 197 dans son Apologétique, il justifie rationnellement d’après la Révélation (c’est-à-dire par l’Écriture sainte et la tradition orale léguée par les Apôtres et recueillie par l’Église) la maternité divine de Marie.

Les témoignages d’Origène, exégète alexandrin mort en 254, et du pape saint Félix Ier († 274) vont dans le même sens. L’historien Socrate note même dans son Histoire ecclésiastique (VII, 32) que, dans une partie aujourd’hui perdue de son commentaire sur l’épître de saint Paul aux Romains, Origène aurait traité directement du titre marial de θεοτόκος, traduit par « Mère de Dieu » – littéralement « celle qui a enfanté Dieu ». On peut donc conclure que la maternité divine de Marie était clairement affirmée dans le résumé de la foi catholique que nous appelons Credo aujourd’hui et qu’on désigne à cette époque par le mot « Symbole », même si le terme même de θεοτόκος ne se rencontre pas communément dans les œuvres des écrivains ecclésiastiques avant le début du IVe siècle.

Peu après, saint Athanase, patriarche d’Alexandrie († 373), explicite en premier, dans le troisième de ses Discours contre les Ariens, le principe théologique sous-jacent à l’expression « Mère de Dieu ». Puisque, dit-il, les actions corporelles de Jésus-Christ doivent être aussi attribuées au Verbe, deuxième personne de la Sainte Trinité, et que le corps du Verbe a été fait par Marie, il est vrai de dire que le Verbe est né de Marie.

Saint Hilaire, évêque de Poitiers († 367), saint Cyrille, évêque de Jérusalem († 386), saint Grégoire, évêque de Naziance († 390) et saint Zénon, évêque de Vérone († 390), ne sont pas de reste. Saint Jérôme († 421) appelle Marie la « Mère du Fils de Dieu » (De la perpétuelle virginité de la bienheureuse Vierge, 2). Saint Ambroise la nomme « Mère du Christ selon la chair » et « Mère de Dieu » (Des vierges, II, 1, 10, 13). Il écrit sans ambages « la Mère du Seigneur, enceinte du Verbe, est pleine de Dieu » (Exposition de l’évangile selon saint Luc, II, 26). Prêchant à ses fidèles, saint Augustin parle de Marie comme de la « Mère du Créateur » (Sermons, ser. 186, 1). Il écrit dans une formule ramassée « Créateur de Marie et pourtant né de Marie » (ibid., ser. 187, 4), né de la « Mère du Fils tout-puissant » (ibid., ser. 188, 4) ou encore de la « Mère du Fils du Très-Haut » (ibid., ser. 51, 18). Comparant un jour la conception de Jean-Baptiste avec celle de Jésus, saint Augustin clame qu’Élisabeth n’a conçu qu’un homme, tandis que Marie a conçu Dieu et un homme (ibid., ser. 289, 2).

Comment Jésus est-il né du Saint-Esprit et de la Vierge Marie ? Parce que, explique l’évêque d’Hippone, la nature humaine a été unie au Verbe dans le sein de Marie, de sorte que la nature humaine et le Verbe ne sont en Jésus-Christ qu’une seule Personne (De Trinitate, XV, 26, et Sermons, ser. 189, 2 et 192, 3).

On sait que Nestorius, qui fut patriarche de Constantinople de 428 jusqu’au concile d’Éphèse où il fut destitué le 11 juillet 431, combattit ce titre de « Mère de Dieu », souhaitant le remplacer par « Mère du Christ ». Mais il convient de remonter un peu le temps : car le vrai père du nestorianisme fut Théodore de Mopsueste, maître de Nestorius à Antioche. Rabboula, évêque d’Édesse, qui participa au concile d’Éphèse, écrivit à saint Cyrille à son propos : « Il a paru dans la province de Cilicie un évêque du nom de Théodore, orateur habile et éloquent, qui prêchait en chaire la doctrine commune, agréée du peuple, et cachait dans ses écrits des pièges de perdition. En tête de certains de ses livres, il menaçait d’anathème le lecteur qui montrerait ces écrits à d’autres. En premier lieu, il enseigna que la Sainte Vierge n’était pas véritablement Mère de Dieu, parce que Dieu le Verbe ne saurait naître à la manière de l’homme. Cette erreur, qui jusqu’ici se dissimulait dans l’ombre, Dieu a permis par un juste jugement que Nestorius la livrât au public, pour qu’elle ne s’affermît pas avec le temps. »

En quoi cette erreur consiste-t-elle ? Était-ce une erreur regardant la Vierge Marie, à propos de sa maternité ? Non ; c’était un jugement inexact au sujet du Christ, comme une autre lettre, cette fois de Cyrille d’Alexandrie le montre : « Les ouvrages de Théodore sur l’Incarnation contiennent des blasphèmes plus insupportables que ceux de Nestorius. Il est le père de l’erreur nestorienne. » En effet, les évêques réunis en 553 pour le second concile de Constantinople (Ve Concile œcuménique) rejetèrent l’opinion de Théodore selon laquelle il y a deux personnes en Jésus-Christ : il se trompe, écrivirent-ils, celui qui « admet l’unique hypostase de Notre Seigneur Jésus-Christ comme si celle-là impliquait le sens de plusieurs hypostases, et essaie par ce moyen d’introduire au sujet du mystère du Christ deux hypostases ou deux personnes, et qu’après avoir introduit deux personnes, il parle d’une personne selon la dignité, l’honneur ou l’adoration, comme l’ont écrit dans leur folie Théodore et Nestorius... »

Contrairement à Théodore et à son élève Nestorius, les contemporains du Christ – et à leur suite les premiers théologiens – n’ont jamais vu en Jésus-Christ deux personnalités, deux moi, mais au contraire une seule personne qui leur parle du Royaume des cieux, chemine et mange avec eux et accomplit des miracles. Dans le Christ, il n’y a pas d’autre sujet subsistant – c’est-à-dire d’autre personne – que le Verbe divin, la deuxième Personne de la Sainte Trinité, le Fils éternel du Père. C’est donc bien lui qui vient à l’existence selon cette nature nouvelle pour lui : la nature humaine. C’est la deuxième Personne de la Trinité qui naît selon la chair de Marie. Marie est donc mère, non d’une humanité sans sujet, mais de cette Personne divine qu’est le Verbe. En L’engendrant, Marie Lui donne son existence d’homme. Par Marie, le Verbe devient homme, de même que tout enfant qui doit à sa mère d’être un homme.

La conséquence de l’intime union entre la nature humaine et la Personne du Fils de Dieu est ce que la théologie appelle la« communication des idiomes » : tout ce qui est dit de l’un peut être attribué à l’autre. Le Verbe incarné est homme comme nous (un sujet – divin dans son cas – possédant la nature humaine) ; comme nous, il est devenu homme par une femme qui, en lui donnant d’être selon cette nature, est vraiment sa mère. En assumant personnellement cette nature, le Verbe l’a faite sienne, comme il a aussi fait sienne la femme qui la lui a donnée : sa mère. En assumant la nature humaine, le Verbe l’a élevée en lui jusqu’à la divinité. En se choisissant une mère, Il a introduit cette femme en un état que nul saint ne pourra rejoindre : il l’a constituée comme un monde à part, d’où découlent tous ses autres privilèges, dont le plus grand est la conception immaculée.

En résumé, Marie n’est pas Mère de la divinité : cette assertion n’aurait pas de sens. Elle n’est pas non plus Mère du Verbe selon la divinité, ce qui n’en aurait pas beaucoup non plus. Elle est la Mère du Verbe selon l’humanité, parce qu’elle Lui donne d’exister dans une nature humaine comme toute mère humaine le fait pour son fils.

Cette formulation riche et extraordinaire explicitée à Éphèse et dans la suite de la Tradition de l’Église a été unanimement reçue partout et elle a contribué à faire de la Vierge Marie la créature la plus louée au monde, comme le note saint Louis-Marie Grignion de Montfort aux chapitres 8 et 9 de son Traité de la vraie dévotion : « Tous les jours, d’un bout de la terre à l’autre, dans le plus haut des cieux, dans le plus profond des abîmes, tout prêche, tout publie l’admirable Marie. Les neuf chœurs des anges, les hommes de tous sexes, âges, conditions, religions, bons et mauvais, jusqu’aux diables, sont obligés de l’appeler bienheureuse, bon gré, mal gré, par la force de la vérité. Tous les anges dans les cieux lui crient incessamment, comme dit saint Bonaventure : Sancta, sancta, sancta Maria, Dei Genitrix et Virgo ; et lui offrent millions de millions de fois tous les jours la Salutation des anges : Ave, Maria, etc., en se prosternant devant elle, et lui demandant pour grâce de les honorer de quelques-uns de ses commandements. Jusqu’à saint Michel [qui], dit saint Augustin, quoique le prince de toute la cour céleste, est le plus zélé à lui rendre et à lui faire rendre toutes sortes d’honneurs, toujours en attente pour avoir l’honneur d’aller, à sa parole, rendre service à quelqu’un de ses serviteurs. Toute la terre est pleine de sa gloire, particulièrement chez les chrétiens où elle est prise pour tutélaire et protectrice en plusieurs royaumes, provinces, diocèses et villes. Plusieurs cathédrales consacrées à Dieu sous son nom. Point d’église sans autel en son honneur : point de contrée ni canton où il n’y ait quelqu’une de ses images miraculeuses, où toutes sortes de maux sont guéris et toutes sortes de biens obtenus. Tant de confréries et congrégations en son honneur ! Tant de religions sous son nom et sa protection ! Tant de confrères et de sœurs de toutes les confréries et tant de religieux et religieuses de toutes les religions qui publient ses louanges et qui annoncent ses miséricordes ! Il n’y a pas un petit enfant qui, en bégayant l’Ave Maria, ne la loue ; il n’y a guère de pécheurs qui, en leur endurcissement même, n’aient en elle quelque étincelle de confiance ; il n’y a pas même de diable dans les enfers qui, en la craignant, ne la respecte. »

Contrairement à une idée reçue, être protestant n’oblige pas à nier la grandeur et l’importance de la Vierge Marie. Luther, dans son « Commentaire du Magnificat », écrivait ces mots que les catholiques et les orthodoxes de toutes les Églises apostoliques pourraient signer aussi : « Que la douce Mère de Dieu elle-même obtienne pour moi l’esprit de sagesse pour que je puisse exposer et expliquer ce cantique de Marie. Que Dieu vienne à mon aide ! […] Car ces "grandes choses" que Dieu a faites pour elle, on ne peut ni les exprimer ni les mesurer. C’est pourquoi on résume tout son honneur en un seul mot, quand on l’appelle "Mère de Dieu" ; en parlant d’elle, en s’adressant à elle, personne ne peut dire rien de plus grand, même s’il possédait autant de langues qu’il y a de feuilles et d’herbes, d’étoiles au ciel et de sable dans la mer. Il faut examiner avec un profond recueillement ce que veut dire : être la Mère de Dieu. […] Elle est le très précieux joyaux, jamais assez loué. »

De même, Martin Luther King, pasteur baptiste, assassiné le 4 avril 1968 à Memphis, écrivait : « En éprouvant que Dieu fait de si grandes choses en elle, la Sainte Vierge, si humble, si pauvre, si peu considérée, apprend de l’Esprit Saint une précieuse sagesse : elle apprend que Dieu est un Seigneur dont l’unique préoccupation est d’élever ce qui est humilié, de briser ce qui est armé, et de guérir ce qui est brisé. Dieu demeure le seul à plonger les regards dans les profondeurs de la détresse et de la misère : il se tient auprès de ceux qui habitent les bas-fonds. Ne trouves-tu pas merveilleux ce cœur de Marie ? Elle se sait Mère de Dieu, élevée au-dessus de tous les hommes, et elle demeure si humble, si calme que tout ce qui lui arrive ne l’amène pas à considérer la dernière des domestiques comme inférieure. Le cœur de Marie laisse Dieu accomplir son œuvre. Faisons de même. Ce sera là chanter un véritable Magnificat. La louange de Marie rapporte tout à Dieu : "Dieu est magnifié !" »

Le Ciel a aussi célébré et proclamé le titre de « Mère de Dieu » attribué à la Vierge Marie : il n’y a jamais eu aucune manifestation divine pour déconseiller ou critiquer cet usage. Bien au contraire, quantités d’apparitions et de révélations de Dieu dans toute l’histoire de l’Église n’ont cessé de le magnifier et de l’encourager partout et toujours (de Sainte-Marie-Majeure et du Puy-en-Velay à toutes les apparitions modernes, en passant par le don de l’hymne acathiste, de Constantinople, de Guadalupe, de Maria d’Agreda, etc.). Ce fut le cas au mont Athos, comme nous le verrons prochainement, lorsque furent miraculeusement données du Ciel par la venue d’un ange les paroles extraordinaires de l’« Axion Estin », désormais incorporées dans la liturgie de toutes les Églises orthodoxes : « Il est vraiment digne de te louer, sainte Mère de Dieu, toujours bienheureuse et toute-immaculée, Mère de notre Dieu. Toi, plus vénérable que les Chérubins, et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins, toi qui, sans perdre ta virginité, enfantas le Verbe de Dieu, toi, véritablement Mère de Dieu, nous te magnifions. »

C’est donc bien à la fois du Ciel et de la terre que sont venues unanimement toutes les confirmations de ce titre dogmatique extraordinaire, « fondement de tous les autres » (Benoît XVI), qui honore la Vierge Marie plus que toute autre créature.

Olivier Bonnassies, à partir de la riche documentation apportée par le père Vincent-Marie Thomas, docteur en philosophie.


Au-delà des raisons d'y croire :

Comme nous y invite la plus ancienne prière chrétienne connue, retrouvée sur un papyrus, en Égypte, et datée du IIIe siècle, n’hésitons pas à nous confier à la Vierge Marie : « À l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Écoute nos prières quand nous marchons vers toi. »


Aller plus loin :

Vidéo « La victoire viendra par Marie » de la chaîne YouTube Marie de Nazareth, à partir de 37’00 notamment, sur ce sujet de Marie « Mère de Dieu ».


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