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TOUTES LES RAISONS DE CROIRE
Conversions d'athées
n°198

Paris

XXe siècle

Un rappeur de MC Solaar converti par la Passion du Christ

Ancien rappeur enfermé dans la drogue, la violence et le sexe, le destin de Jean-Luc Garnier, rappeur du groupe de MC Solaar, est entièrement bouleversé le jour où il rencontre le Christ. Après sa conversion au christianisme, il lance « Amen, Oui je croiX », un lieu d’évangélisation et d’organisation d’événements où l’on peut exercer ses talents au service du Seigneur.

© LesByerley, via iStock.
© LesByerley, via iStock.

Les raisons d'y croire :

  • Les différentes étapes qui mènent Jean-Luc à changer totalement de vie sont clairement définies. La lecture de la Bible prépare notamment son cœur et éveille sa conscience. Son cheminement est d’ailleurs perçu par son entourage : « Ils t’ont marabouté ou quoi ? »

  • Il vit une expérience extraordinaire de lucidité complète vis-à-vis de ses péchés, d’une sincérité évidente : il pleure quatre heures durant, prostré. Pendant quelques minutes, il ressent même les douleurs du Christ durant sa Passion « C’était insupportable. Je n’avais pas un seul nerf qui n’était pas en effervescence. » Après cet événement, Jean-Luc trouve la paix : il se sent « être quelqu’un d’autre » et commence sa vie de foi.

  • Les conversions simultanées, exactement la même nuit, de Jean-Luc et de son frère sont une coïncidence temporelle trop forte pour ne pas être soulevée.
  • La conversion de Jean-Luc représente un tournant radical : il coupe avec ses amis impliqués dans le monde de la drogue et renonce aussi à sa carrière de rappeur, pourtant très prometteuse.
  • Ayant coupé avec son environnement toxique, Jean-Luc se sent d’abord isolé, ce qui lui donne l’envie de renouer avec sa vie passée. Avant qu’il puisse agir en ce sens, la Vierge Marie lui apparaît et lui donne la force de maintenir ses choix. La conversion de Jean-Luc est durable depuis ce jour : « Je me suis accroché au Christ plus que jamais. J’ai cheminé avec lui et, aujourd’hui, je suis dans la joie de cette rencontre, la meilleure de ma vie. »

Synthèse :

À l’âge de six ou sept ans, mes parents nous ont laissés en Martinique, mon frère, mes sœurs et moi, et notre tante nous a élevés. On s’est retrouvé à être battu à coups de tuyaux, à coups de brosses à récurer. Un jour, elle nous a exposés tout nus sur la voie publique dans un lieu qu’on appelle « La Croisée », où tout le monde passe. Je me rappelle que je pleurais dans mon cœur d’enfant, je me disais : « Il n’y a donc personne pour me sortir de là ? » Cette tante était encore plus dure avec son fils, mon cousin. Il s’est suicidé en buvant une bouteille d’ammoniaque. Sur son lit de mort, alors qu’il n’avait plus de trachée, alors que tout était brûlé, il a demandé à voir sa mère et lui a dit : « Maman, je te pardonne. Rassure-toi, le Seigneur m’a réservé une bonne place. » Il est décédé comme ça. Les docteurs étaient estomaqués, ils se disaient : « Ce n’est pas possible, il ne peut pas parler, il n’a plus rien, plus de trachée, plus de cordes vocales, tout est brûlé. » Je ne connaissais pas encore le Christ, mais ma tante a souhaité nous voir, elle nous a demandé pardon, et on lui a pardonné.

Je me suis retrouvé dans une bande à l’âge de seize ans à Paris. On se battait, on dépouillait les riverains et les personnes dans le métro. À dix-sept ans et demi, je me suis retrouvé dans une cave à me droguer. Au bout de trois mois, je dealais dans le quartier. De dix-sept à vingt-sept ans, c’était la fuite en avant, c’était vraiment la drogue, l’alcool, les femmes. On volait des voitures et on organisait des braquages.

En allant aux Antilles pour voir mes parents, à l’aéroport, j’ai rencontré le père d’une fille avec qui j’avais voyagé. Il avait fait deux ans de prison. Il m’a demandé : « Tu connais la Bible ? — Oui, ai-je répondu,ma mère a des bibles ouvertes dans des pièces. Tu devrais lire, ça m’a beaucoup aidé quand j’étais en prison. » J’ai commencé à feuilleter la Bible de temps en temps, un verset, un psaume. Mais au bout d’un an, je suis rentré en France et, le soir même, j’étais en boîte. Je suis tombé tout de suite dans la drogue, j’ai repris mes fréquentations… mais ma conscience était éveillée. Il y avait des choses que je ne voulais plus faire. D’ailleurs, mes amis me disaient : « Qu’est-ce qu’ils t’ont fait là-bas ? Ils t’ont marabouté ou quoi ? »Je prenais conscience de mon état et de celui des personnes qui étaient autour de moi. Je me rendais compte que tout était basé sur la drogue, la fornication, le vol. Tout était faux, mais, moi, j’aspirais à quelque chose de beaucoup plus profond. C’est comme si je me voyais intérieurement, et je voyais combien j’étais abîmé.

Un soir, en rentrant chez moi, alors qu’il y avait une grosse tempête dehors, instinctivement, je tombe à genoux, la tête au sol et je commence à pleurer. Je pleure sur mes péchés, sans savoir ce qu’il m’arrive. Puis, d’un coup, je me redresse totalement, les deux bras ouverts, et le Christ me fait sentir ses plaies. La couronne d’épines, le cœur transpercé, les mains transpercées. Pendant deux minutes, le Christ me fait vraiment sentir ses douleurs, c’était insupportable. Je n’avais pas un seul nerf qui n’était pas en effervescence. Tout mon corps me faisait mal. Je pleurais, je criais, puis je suis retombé sur le sol et j’ai continué à pleurer. Je pleurais sur tout le mal que j’avais fait. Ça a duré quatre heures. Et quand je me suis relevé, j’étais quelqu’un d’autre. Je ne pensais plus pareil, tout me semblait plus clair, plus lumineux : j’avais le cœur en paix. Le lendemain, quand je suis sorti de ma chambre, mon frère est venu vers moi, et il m’a dit : « Maintenant, Jean-Luc, je crois en Dieu. » Je lui ai dit : « Ça tombe bien, moi aussi. » On a pris le saladier qui contenait toute la drogue, et on a tout versé dans les toilettes ; on a tiré la chasse et on est parti ensemble à la messe au Sacré-Cœur. C’est comme ça que j’ai commencé ma vie de foi avec mon frère. Petite anecdote : je me souviens d’un voisin qui vivait en dessous et qui louait le Seigneur. Mais, à chaque fois qu’il priait, on mettait le rap à fond. Du coup, il a déménagé. Il y a deux ou trois ans, on l’a revu au Sacré-Cœur, il était très heureux de nous retrouver à la messe.

Au début, je me suis retrouvé vraiment seul. Plus personne ne m’appelait. Cette solitude me pesait énormément, je disais au Seigneur : « Depuis que je te connais, je n’ai plus de copines, plus d’amis, je n’ai plus rien. » Je n’étais qu’avec mon frère, plongé dans la Bible. Trois semaines plus tard, j’ai voulu revoir mes amis, retourner dans cet univers. Mais la nuit, allongé sur mon lit, j’ouvre les yeux et je vois la Vierge Marie, au pied de mon lit, tout de blanc vêtue. J’étais dans une paix très profonde. Il y avait du jaune derrière elle, comme un soleil, et la présence de Dieu était vraiment puissante. Je regardais Marie, Marie me regardait. Elle me dit : « Suis mon fils, tu auras bien mieux à faire. » Elle ne m’a pas dit « Suis-moi », elle m’a dit : « Suis mon fils. » Là, j’ai senti une grande joie, comme si j’avais tout réussi dans ma vie. Depuis ce jour-là, je n’ai plus eu le désir de prendre de la drogue. Au moment où, dans ma carrière musicale, les portes commençaient à s’ouvrir, j’ai délaissé totalement le monde de la musique et j’ai suivi Jésus. Je me suis accroché au Christ plus que jamais. J’ai cheminé avec lui et, aujourd’hui, je suis dans la joie de cette rencontre, la meilleure de ma vie. J’étais un homme blessé, brisé intérieurement, Dieu m’a véritablement sauvé. Dans la Bible, il est écrit : « Jésus guérit. »

De la part du Seigneur, j’aimerais encourager les mères à ne jamais lâcher la prière pour leurs enfants, et les jeunes à ne pas se laisser influencer. Il y aura bien sûr des épreuves, mais tenez fermement dans la foi : Dieu est amour !

D’après le témoignage de Jean-Luc Garnier.


Aller plus loin :

Le témoignage vidéo de Jean-Luc Garnier est en intégralité sur la chaîne YouTube NDML.

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