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Les visionnaires
n°344

Italie et Israël

XXe siècle

Le village de saint Pierre localisé par vision avant sa découverte archéologique

La mystique catholique italienne Maria Valtorta reçoit, entre 1943 et 1954, plus de 600 visions de la vie de Jésus en Terre sainte, qu’elle a transcrites dans des milliers de pages manuscrites. Il faudra attendre les décennies suivantes pour que des chercheurs vérifient un à un les milliers de détails factuels que ses écrits contiennent, et qu’ils constatent leur extraordinaire exactitude. Nous donnerons ici l’exemple du village de l’apôtre Pierre, qui fut vu et localisé avec précision par Maria Valtorta bien avant sa découverte par les archéologues dans les années 1990.

Ruines de la porte de la ville et stèle païenne sur le site archéologique d'Et-Tell, parfois identifié à la ville de Bethsaïde, mentionnée dans les Évangiles./ © CC BY 3.0, Chmee2.
Ruines de la porte de la ville et stèle païenne sur le site archéologique d'Et-Tell, parfois identifié à la ville de Bethsaïde, mentionnée dans les Évangiles./ © CC BY 3.0, Chmee2.

Les raisons d'y croire :

  • La Bible rapporte que le village de pêcheur d’où viennent Pierre et André – Bethsaïde – se trouve au bord du lac de Tibériade.
  • Les historiens estiment que ce village a disparu dans un tremblement de terre vers l’an 324. Son emplacement exact n’est donc pas connu.
  • Les recherches archéologiques menées sur la rive du lac n’ont d’abord pas permis de découvrir son emplacement précis.
  • Le 4 juin 1945, Jésus montre à Maria Valtorta le village de Bethsaïde (vision 179). À l’époque, il se situait exactement à l’embouchure du fleuve Jourdain, dans le lac. Mais Jésus explique qu’aujourd’hui, les vestiges sont à chercher plus à l’intérieur des terres, le lac ayant été comblé au fil des années par des alluvions du fleuve et des éboulis des collines.
  • Plus de quarante ans plus tard, des fouilles menées sous la direction d’un archéologue israélien, le docteur Rami Arav, permettent de découvrir les vestiges d’un village de pêcheurs sur le site d’Et-Tell, à deux kilomètres au nord-est du lac de Tibériade.
  • Maria Valtorta ne pouvait connaître par elle-même les informations topologiques et géologiques nécessaires pour localiser Bethsaïde. Elle n’a pas de formation, ne possède pas de livres à ce sujet et ne s’est jamais rendue en Terre sainte. Elle est par ailleurs continuellement alitée en raison de sa mauvaise santé.
  • La localisation du village de Bethsaïde n’est qu’un exemple. Un grand nombre de fois, des informations furent révélées à Maria Valtorta avant d’être connues et confirmées, bien plus tard et de manière fortuite, par les scientifiques.

Synthèse :

Maria Valtorta est une mystique catholique italienne née en 1897 et décédée en 1961. Alors qu’elle a rejoint le tiers ordre des Servites comme tertiaire et mène une vie de prière retirée du monde dans sa maison de Viareggio, clouée à son lit en raison de souffrances physiques continues, elle reçoit de 1943 à 1954 des centaines de visions et de dictées de la part du Christ, de Marie, de certains saints ou encore de son ange gardien.

Parmi ses « révélations privées », il lui est notamment donné de revoir la vie de Jésus en détail à travers plus de six cents visions immersives. Traduites en vingt-neuf langues, elles sont aujourd’hui disponibles en français sous le titre L’Évangile tel qu’il m’a été révélé.

À la demande de Jésus, elle décrit avec minutie les scènes (topographie, architecture, us et coutumes, faune, flore, conditions météorologiques, observations astronomiques…), dépeint les personnes (nom, origines, fonctions, physionomie, tempérament…) et retranscrit, mot à mot, leurs dialogues. Ce sont ainsi quelque neuf mille pages manuscrites qu’elle couvre en l’espace de quatre ans.

Elle reçoit également de nombreux enseignements théologiques, cosmogoniques et pastoraux d’une profondeur saisissante, réunis dans six autres volumes, et entretient une importante correspondance avec son directeur spirituel, le père Romualdo Maria Migliorini, avec Mgr Alfonso Carinci et avec la carmélite mère Teresa Maria de Saint-Joseph.

Par ces révélations, Jésus lui dit vouloir mieux être connu des âmes, soutenir ses prêtres dans leur ministère et réévangéliser le monde. Mais la publication de ses écrits est mouvementée.

Informé, le pape Pie XII prend le temps, entre 1947 et 1948, de consulter la vie de Jésus transcrite par Maria Valtorta. À la suite à quoi, il convoque le jeudi 26 février 1948 en audience spéciale le père Migliorini, accompagné de deux témoins : son confrère, le père Berti, et leur prieur, le père Cecchin. Le pape conclut la rencontre en donnant cette consigne : « Publiez l’œuvre telle quelle. Il n’y a pas lieu de donner une opinion quant à son origine, qu’elle soit extraordinaire ou non. Ceux qui liront comprendront. » Puis, il ajouta : « On entend parler de tant de visions et de révélations ! Je ne dis pas que toutes sont vraies, mais certaines d’entre elles pourraient l’être » (propos rapportés sous serment par le père Berti, dans son témoignage écrit du 8 décembre 1978, et par le père Cecchin auprès du père Peter Mary Rookey). À la mort du pape, ces écrits sont pourtant mis à l’Index à l’instigation de certaines personnes qui n’y voyaient qu’un simple « roman ». Selon eux, dans le futur, « les spécialistes des études bibliques trouveront certainement beaucoup d’erreurs historiques, géographiques et autres » (L’Osservatore Romano du 6 janvier 1960).

Or, c’est exactement l’inverse qui va se passer au fil des décennies suivantes. En effet, après le décès de Maria Valtorta, des chercheurs de différents pays vont commencer à éplucher, ligne par ligne, les milliers de pages laissées par Maria Valtorta pour vérifier les détails qu’elles contiennent. Prenons l’exemple du village galiléen de Bethsaïde (ou Bethsaïda).

Le village de Bethsaïde est connu dans la Bible pour être celui des deux frères Pierre et André, apôtres de Jésus. L’Évangile de Marc nous dit que Jésus y guérit un aveugle (Mc 8,22-25). Les historiens estiment que ce village de pêcheurs disparut dans un tremblement de terre vers l’an 324. Son emplacement, connu pour être sur la rive nord du lac de Tibériade, fut recherché, mais en vain.

Le 4 juin 1945, Jésus s’adresse à Maria Valtorta et lui dit à ce sujet :

« Actuellement, la ville ne paraît plus être sur les rives du lac mais un peu à l’intérieur, dans les terres, et cela déconcerte les spécialistes. On doit en chercher l’explication dans le fait que, de ce côté, le lac a été comblé par vingt siècles d’alluvions apportées par le fleuve et par les éboulis descendus des collines de Bethsaïde. À l’époque, la ville se situait exactement à l’embouchure du fleuve, dans le lac » (Maria Valtorta, L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, 179.1).

Or, en 1987, un consortium d’universités, mené par l’université du Nebraska, à Omaha, sous la direction d’un archéologue israélien, le docteur Rami Arav, fouille le site d’Et-Tell, à deux kilomètres au nord-est du lac de Tibériade. Là, les archéologues mettent à jour les vestiges d’un village et retrouvent du matériel de pêche. Bethsaïde vient d’être retrouvée, plus de quarante ans après avoir reçu l’information donnée par Jésus.

Ces confirmations nous permettent de croire à l’authenticité des visions reçues par Maria Valtorta et au fait que Jésus est bel et bien vivant et peut entrer en relation, aujourd’hui, avec les cœurs qui l’accueillent dans la foi.

Fabrice-Marie Gagnant


Aller plus loin :

Sur le site du Centro Editoriale Valtortiano, la fiche de la ville de Bethsaïda.


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