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TOUTES LES RAISONS DE CROIRE
Les Apôtres
n°52

Palestine et Rome

Ier siècle

Saint Pierre, chef des apôtres

Pierre, qui porte à l’origine le prénom Simon, est un disciple et apôtre de Jésus. Jésus l’investit de son autorité, afin qu’il poursuive son œuvre ici-bas, en union avec les autres disciples. La place et l’autorité de saint Pierre parmi les douze apôtres, ainsi que celles des successeurs de saint Pierre à la tête de l’Église catholique, ont des fondements nombreux : bibliques, historiques et archéologiques.

Saint Pierre par Giovanni Bellini, vers 1487, Gallerie dell'Accademia, Venise / ©CC0/wikimedia
Saint Pierre par Giovanni Bellini, vers 1487, Gallerie dell'Accademia, Venise / ©CC0/wikimedia

Les raisons d'y croire :

  • Pierre prend part à chaque épisode de la vie de Jésus jusqu’à sa crucifixion et y occupe une place importante : il est le premier à proclamer la messianité de Jésus et la vérité de la foi chrétienne au sortir du cénacle de la Pentecôte ; Jésus le choisit pour venir le rejoindre en marchant sur les eaux (Mt 14,27-29) ; il est témoin de la pêche miraculeuse (Mt 4,18-22 ; Jn 21,1-11), de la tempête apaisée (Mc 4,35-41), de la résurrection de la fille de Jaïre (Mt 9,18-26), de la multiplication des pains (Mt 14,13-21), de la Transfiguration (Mt 17,16-18), de l’annonce de la Passion (Mt 20,17-19 ; Lc 18,31-34), etc.
  • Après la Passion, les écrits bibliques montrent de façon définitive la place première de Pierre dans l’Église naissante : premier témoin de la Résurrection (Lc 24,12) et unique apôtre à qui le Christ confère la mission de « paître » les chrétiens. Pierre joue également un rôle essentiel dans l’élection de l’apôtre Matthias.
  • Loin d’être un ajout a posteriori ou une invention apocryphe, les paroles de Jésus fondant la primauté de Pierre (« Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église », Mt 16,18) sont authentiques. Les linguistes et exégètes ont relevé une parfaite cohérence entre la construction narrative, la syntaxe, la terminologie et l’emploi des termes métaphoriques de ce passage et le langage araméen des Palestiniens du Ier siècle.
  • Dans les quatre énumérations de la liste des douze apôtres dans le Nouveau Testament, Pierre est toujours cité en premier. Les quatre Évangiles mentionnent saint Pierre 120 fois, contre 81 occurrences pour les onze autres apôtres, ce qui indique bien la prééminence que lui accorde la première communauté chrétienne.
  • Pierre n’est ni un intellectuel (« illettré et ignorant », Ac 4,13) ni un leader politique : il devient chef des apôtres, non pas par ses capacités naturelles, mais par la seule volonté du Christ. C’est le sens de la formule prononcée par Jésus lorsqu’il rencontre Pierre pour la première fois (« Tu es Simon, le fils de Jean ; tu seras appelé Céphas », Jn 1,42). Un changement de nom a une signification importante dans la culture biblique : le patronyme révèle la fonction spirituelle de celui qui le porte. Simon-Pierre a dorénavant une vocation nouvelle.
  • De multiples sources historiques attestent du séjour de Pierre à Rome, où il prit la tête de la communauté chrétienne de la ville.

Synthèse :

À l’origine, Pierre porte le nom de Siméon (Ac 15,14 ; 2 P 1,1), traduit en grec par « Simon ». L’Évangile de saint Matthieu le désigne comme « Simon appelé Pierre » (Mt 4,18 ; Mc 1,16-18), frère d’André. Tous deux sont choisis les premiers par Jésus pour devenir ses disciples.

Simon, né dans les premières années du Ier siècle de notre ère, est fils de Jean de Bethsaïde, près du lac de Tibériade. C’est un pêcheur installé dans le bourg de Capharnaüm (Mc 1,29). Marié (les évangélistes décrivent la guérison de sa belle-mère par Jésus), la tradition lui attribue une fille du nom de Pétronille.

Pierre a un niveau éducatif très élémentaire : un homme « illettré et ignorant » (Ac 4,13). Il deviendra chef des apôtres, non pas en raison de ses capacités naturelles, mais par la seule volonté du Christ. C’est le sens de la formule prononcée par Jésus lorsqu’il rencontre Pierre pour la première fois : « Tu es Simon, le fils de Jean ; tu seras appelé Céphas » (Jn 1,42). « Céphas » en araméen est généralement traduit par « Pierre » en grec (Petros) et en latin (Petrus). Un tel changement de nom a une signification importante dans la culture biblique : le patronyme révèle la fonction spirituelle de celui qui le porte : Simon-Pierre a dorénavant une vocation nouvelle.

Pierre est l’un des cinq disciples à assister au premier miracle de Jésus, aux noces de Cana. Après ce prodige, ces hommes confessent pour la première fois leur foi en Jésus (Jn 2,11). Dorénavant, Pierre va prendre part à chaque épisode de la vie de Jésus jusqu’à sa crucifixion : la pêche miraculeuse (Mt 4,18-22 ; Jn 21,1-11), au cours de laquelle Pierre jette ses filets parce qu’il croit en la parole de Jésus, le choix des douze apôtres où il est nommé en premier (Mt 5,1 ; Lc 6,12-16), la tempête apaisée (Mc 4,35-41), la résurrection de la fille de Jaïre (Mt 9,18-26), la multiplication des pains (Mt 14,13-21), la Transfiguration (Mt 17, 16-18), l’annonce de la Passion (Mt 20,17-19 ;Lc 18,31-34), etc.

Puis, sollicité par Jésus, il participe avec Jean à la préparation de la Pâque à Jérusalem (Mt 26,17-19 ; Mc 14,12-16). Il est bien sûr présent lors du lavement des pieds au cours duquel il manifeste sa perplexité lorsque Jésus parvient à sa hauteur (Jn 13,6-9). Il est évidemment présent à la Cène (Mt 26,26-29). Avant même la prophétie sur son reniement, la primauté de Pierre est parfaitement rappelée en Lc 22,31-32 : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne disparaisse pas. Et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères. »

Les quatre évangélistes citent unanimement la prophétie de Jésus portant sur le triple reniement à venir de Pierre : nulle part ailleurs dans la Bible le Christ évoque avec autant de précision la faiblesse humaine du chef des apôtres, non pour l’accuser, mais pour signifier que son choix n’est pas fondé sur des critères humains, mais sur l’amour : « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples » (Jn 13,35).

Au cours de l’histoire, des réserves ont été formulées à l’encontre de la primauté de Pierre : comment un homme reniant par trois fois son Maître, de surcroît absent au Golgotha, pourrait-il être le chef des apôtres ? En réalité, tout le contenu du Nouveau Testament après la Passion montre de façon définitive la place première de Pierre dans l’Église naissante : premier témoin de la Résurrection (Lc 24,12) et unique apôtre à qui le Christ confère la mission de « paître » les chrétiens.

Cette tâche pastorale ne lui a nullement été confiée à la manière d’un pouvoir personnel qui, aussi puissant soit-il, aurait disparu à sa mort physique. Il s’agit d’un « ministère » : Jésus investit Pierre de son autorité afin qu’il poursuive ici-bas son œuvre en union avec les autres disciples, comme le montre le célèbre passage où le Christ lui confère la mission spirituelle de garder ses frères dans la foi après que l’apôtre a confessé la messianité de Jésus : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt 16,18).

Ce passage a été abondamment commenté. Toutes les versions anciennes de l’Évangile de saint Matthieu dont nous disposons contiennent ces phrases à l’identique. Mieux : il n’existe nulle part ailleurs dans les Évangiles un passage aussi caractéristique de la langue et de la culture araméennes : linguistes et exégètes ont relevé une parfaite identité entre la construction narrative, la syntaxe, la terminologie et l’emploi des termes métaphoriques du passage cité et le langage des Palestiniens du Ier siècle. De surcroît, les rappels bibliques ont ici une place essentielle ; le « roc Kephas » renvoie au livre d’Isaïe : « Voici que je pose dans Sion une pierre à toute épreuve » (Is 28,16) ; les verbes « lier » et « délier » (« ouvrir » et « fermer » l’accès d’une communauté à un fidèle, d’où l’idée des « clés » détenues par le chef des apôtres), très usités dans le judaïsme d’alors, symbolisent le pouvoir conféré à Pierre et font écho à Is 22,22 : « Je mettrai la clé de la maison de David sur son épaule. » La thèse d’un ajout postérieur est donc définitivement éliminée.

Le Nouveau Testament illustre sans aucune interruption la place éminente de Pierre qui, dès après l’Ascension, est cité en premier parmi les apôtres dans la « chambre haute » (Ac 1,13). Énumérer tous les épisodes où il joue un rôle capital dans la première communauté chrétienne revient à passer en revue l’intégralité des Actes des Apôtres : il prend le premier la parole pour adjoindre Matthias aux onze apôtres (Ac 1,15-22) ; il est premier à confesser la foi au Christ au sortir du cénacle de la Pentecôte (Ac 2,14-36) ; il l’est aussi (et le seul) à inviter les « hommes de Judée » à se convertir (Ac 2,38-39) ; il est encore le premier avec Jean à accomplir des miracles de guérison (Ac 3,1-10) ; il est le seul apôtre à prononcer un discours public au « portique de Salomon » (Ac 3,12-26) ; il est amené de force au Sanhédrin avec Jean (Ac 4,1-7), où il prononce non une plaidoirie pour sa défense mais une confession de foi (Ac 4,9-14) ; il invective Simon le Magicien et juge Saphira et Ananias (Ac 5,1-11), il impose les mains sur les Samaritains (Ac 8,17), il ressuscite Énée (Ac 9,32-35) puis Tabitha (Ac 9,36-43), il parle de « Jésus-Christ, Seigneur de tous les hommes » chez le centurion païen Corneille (Ac 10,34-43) et il est frappant d’observer que la mission de saint Paul ne débute qu’après la conversion de ce Romain.

Pierre, personnage le plus cité après Jésus dans les Évangiles canoniques, discute publiquement à Jérusalem (Ac 11,1-18) ; il est libéré miraculeusement de prison par un ange (Ac 12,7-11). Lors de l’assemblée de Jérusalem réunissant tous les apôtres, il prend la parole avec autorité pour tirer les conséquences théologiques de la conversion de Corneille : don de l’Esprit Saint, pardon des péchés, salut, autant de dons offerts par Jésus aux païens (Ac 15,5-21).

Puis il se rend à Rome entre les années 41 et 44. Il débarque probablement à Ostie, où l’empereur Claude a bâti un nouveau port. Ce séjour romain, jusqu’à son martyre, fut remis en question. Or, il est certain que le chef des apôtres a bel et bien vécu à Rome, comme l’attestent des sources historiques nombreuses et diversifiées.

C’est d’abord l’archéologie qui prouve la présence de saint Pierre à Rome et sa primauté. Les fouilles entreprises sous la basilique Saint-Pierre à partir de 1939 ont abouti à une incroyable série de découvertes : plusieurs tombes façonnées vers 130 ont été localisées et fouillées, sous l’emplacement de la « confession de saint Pierre », monument bâti ultérieurement au-dessus de la tombe du chef des apôtres. L’une d’elles, recouverte de tuiles, porte l’estampille de l’empereur Vespasien dont le règne s’étend de 69 à 79, soit à une date extrêmement proche du martyre de Pierre.

Les archéologues ont ensuite découvert un mur édifié vers 160, dont la localisation est anormale : il aurait dû passer en surplomb de la tombe pour remplir sa fonction de soutien mais, étrangement, il respecte cet emplacement funéraire. Une urne funéraire a également été mise au jour, contenant les ossements d’un homme du Ier siècle : selon les analyses scientifiques, ceux d’un individu d’un âge très proche de celui de Pierre.

C’est sur ce même emplacement que le pape Anicet fait édifier un monument funéraire vers 200, la memoria, mentionné au IIIe siècle par le prêtre Gaïus, vivant sous le pape Zéphyrin (199-217), « évêque des Romains », lui-même cité par Eusèbe de Césarée dans son Histoire ecclésiastique (II, 25, 5-7) : « Pierre y fut crucifié et ce récit est confirmé par le nom de Pierre et de Paul qui, jusqu’à présent, est donné aux cimetières de la ville. » C’est bien sûr à l’emplacement de cette tombe que l’empereur Constantin fit ériger une nouvelle basilique dont la dédicace date de 350.

Mais pourquoi cet empereur a-t-il choisi cet endroit plutôt qu’un autre ? En effet, le positionnement de l’édifice est très compliqué : à mi-pente de la colline du Vatican, la basilique a nécessité d’incroyables travaux de terrassement et même la destruction de nombreuses sépultures anciennes.

La continuité historique de l’entretien et de la rénovation du tombeau est pleinement prouvée, au plus haut niveau de l’Église : le pape Pélage II à la fin du VIe siècle, saint Grégoire le Grand au VIIe, Léon IV vers 850 (etc.), tous font de l’endroit un centre de pèlerinage connu.

La découverte ainsi faite des reliques de Pierre a été annoncée par saint Paul VI le 26 juin 1968, puis à la Noël 1973 par le professeur Philippo Maggi, directeur des recherches archéologiques du Vatican, puis une troisième fois par le pape le 29 juin 1976.

De même, les documents écrits certifient la présence et la mort de Pierre à Rome. Dès 95, le pape saint Clément, troisième successeur de saint Pierre, parle du martyre de ce dernier dans une lettre aux chrétiens de Corinthe.

Au tout début du IIe siècle, saint Ignace d’Antioche note que l’Église de Rome, fondée par saint Pierre, est la « présidente de la fraternité selon la loi du Christ ». Vers 142, le Pasteur d’Hermas revendique pour Rome, lieu du martyre de Pierre, une place privilégiée parmi les communautés chrétiennes du monde entier.

Dans les dernières années du IIe siècle, les sources se multiplient : le Commentaire des Sentences du Seigneur de Papias, évêque d’Hiérapolis († 140), affirme la présence de Pierre dans la Ville éternelle et explique que l’évangéliste Marc a résumé l’enseignement du chef des apôtres dans cette ville ; son témoignage est d’autant plus remarquable que Papias a connu des disciples directs des apôtres. Des lettres de l’évêque Denys de Corinthe puis saint Irénée de Lyon (celui-ci montrant vers 180 que les hérésies existent par le seul fait que leurs adeptes sont en désaccord avec l’Église de Rome : « C’est avec cette Église […], à cause de sa haute prééminence, que doit être d’accord toute l’Église », Contre les hérésies III, 3, 1-2), prouvent clairement qu’à cette date, l’Église romaine, initialement dirigée par Pierre puis par ses successeurs, jouit d’un privilège incontestable.

Vers 235, dans une démarche visant à démontrer l’origine apostolique des chrétiens de Rome, le « catalogue » du pape Libère mentionne la liste des évêques de la ville depuis saint Pierre, sans discontinuité.

Au IVe siècle, Eusèbe de Césarée († 339) date l’arrivée de Pierre dans la capitale de l’Empire en 42 et fixe son martyre en 67, sur la colline du Vatican, lors de la persécution de Néron. Avant sa mort en 397, saint Ambroise de Milan écrit : « Là où est Pierre, là est l’Église. » À cette date, le siège romain est déjà le signe de l’unité des chrétiens voulue par Jésus. Depuis la seconde moitié du IVe siècle, Pierre et Paul sont intégrés dans la liturgie de l’Église. Après que plusieurs empereurs ont considéré l’évêque de Rome comme étant le ciment de l’unité des baptisés – d’Aurélien à Constantin – le pape Damase († 387) transforme véritablement l’épiscopat romain en papauté. C’est ce pape qui, le premier, promulgue une décrétale, manuel de règles adressées par lui aux Églises de la Gaule qui l’avaient sollicité.

La suite n’est qu’une permanente démonstration de la primauté de saint Pierre. Le pape Innocent († 417) émet l’idée selon laquelle les Églises d’Occident ont été exclusivement instituées par des évêques consacrés par saint Pierre ou ses successeurs directs. En 519, le patriarche de Constantinople Jean II, l’empereur byzantin Justin Ier et tous les évêques promulguent les mots suivants : « Nous voulons suivre en tout la communion du siège apostolique [Rome], où réside l’entière et vraie solidité de la foi chrétienne. »

Un demi-siècle auparavant, le pontificat de Léon le Grand avait vu l’apparition du titre de « Souverain pontife » pour désigner l’évêque de Rome, successeur de Pierre : dans ses homélies, ce pape parle de la primauté romaine.

Patrick Sbalchiero


Au-delà des raisons d'y croire :

Pierre a été choisi par Jésus comme modèle de chrétien, apôtre et martyr. Associé à chaque acte de la vie de Jésus, puis, après la Pentecôte, artisan privilégié de la propagation de la foi, sa présence et sa mort à Rome font du siège épiscopal de cette ville le signe de l’unité des apôtres et de tous les chrétiens, comme le Christ l’avait désiré.

C’est là tout l’enseignement du Catéchisme de l’Église catholique (1992) et du concile Vatican II (1962-1965), comme il fut aussi celui des vingt conciles qui l’ont précédé dans l’histoire : la « charge pastorale de Pierre et des autres apôtres appartient au fondement de l’Église. Elle est continuée par les évêques sous la primauté du pape » (CEC § 881) ; Pierre est le « principe perpétuel et visible et fondement de l’unité » (Lumen gentium 23) ; à ce titre, son successeur exerce un « pouvoir plénier, suprême et universel » (Lumen gentium 22) et le collège des évêques n’a d’autorité qu’à la condition qu’il soit uni à lui (Lumen gentium 22).


Aller plus loin :

Marie-France Baslez, Comment les chrétiens sont devenus catholiques, Ier-Ve siècle, Paris, Tallandier, 2019.


En savoir plus :

  • Charles Perrot, « Les temps apostoliques », dans Jean-Robert Armogathe (dir.), Histoire générale du christianisme, t. 1, Paris, PUF, 2010, p. 35-77.
  • Thomas Tanase, Histoire de la papauté en Occident, Paris, Gallimard, Folio histoire, 2019.
  • René Laurentin, Petite vie de saint Pierre, Paris, Desclée de Brouwer, 1999.
  • Yves-Marie Hilaire (dir.), Histoire de la papauté. 2000 ans de mission et de tribulations, Paris, Tallandier, 1996, p. 129-152.
  • Jean Danielou, L’Église des premiers temps. Des origines à la fin du IIIe siècle (1963), Paris, Seuil, 1985.
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